Des Racines et des Êtres

Blog généalogique de Raphaël Piéchaud

Dictionnaire en ligne des noms de famille (Jean Tosti)

Sur son site, Jean Tosti propose gratuitement un dictionnaire des noms de famille de France et d’ailleurs, extrêmement complet. Il est d’ailleurs également intégré dans Geneanet (rubrique D’où vient mon nom dans le menu Services).

On y trouve des noms de toutes origines comme l’indique le titre : de France (oïl, oc, basque, alsacien, catalan, breton, corse…) mais aussi d’Europe (Italie, Allemagne, Espagne, Portugal, Grande-Bretagne…) et plus loin encore (noms arabes, juifs…). Un vrai travail d’érudit ! Les explications sont en règle générale assez bien détaillées et justifiées, prenant le plus possible en compte l’origine géographique, point indispensable pour déterminer la signification d’un patronyme.

Jean Tosti est également l’auteur de très intéressants articles sur l’onomastique, dans GenaWiki : « Les noms basques et gascons« , « Animaux et onomastique : le loup« , « Anthroponymie et végétation : l’orme« , « Les noms de familles Bretons« , « Rois, ducs, comtes et évêques« …
Voici par exemple l’explication que donne Jean Tosti quant à la signification du nom Piéchaud :

Celui qui habite un lieu-dit (le) Piéchaud ou en est originaire [1]. Le nom de famille, rare, se rencontre en Gironde. A noter les lieux-dits Serre de Piéchaud à Seynes (30) et Serre Piéchaud à Saou (26). Sens du toponyme : le sommet haut (piech = puech, en occitan sommet, colline).

C’est effectivement une des possibilités même s’il est difficile d’affirmer quoi que ce soit avec certitude… j’en reparlerai certainement prochainement [2].

Et puisque je vous parlais de la signification du nom Beguerie il y a peu, voici quelques précisions supplémentaires via Beguery :

Nom surtout porté dans les Landes, également présent dans le Tarn-et-Garonne. Variantes : Beguerie, Begueries, Begueria. Il correspond au français viguerie, domaine soumis à l’autorité d’un viguier. A noter dans les Landes les hameaux de Béguerie à Maurrin et à Campet-et-Lamolère, dont pourraient être originaires les porteurs du nom.

  1. Pour ce qui concerne les deux lieux-dits Piéchaud, on les retrouve effectivement dans la base de l’IGN : http://ign.fr/rubrique.asp?rbr_id=865&saisie=392097. []
  2. Tout compte fait, mes Piéchaud à moi n’ont visiblement rien à voir avec cette définition. Ils s’appelaient, avant déformation : Pichot. Voir cet article : L’ascendance Piéchaud en Auvergne enfin débloquée ! []

Poursuivez votre lecture

Avant, j’avais écrit :
Après, j’ai écrit :

20 commentaires

  1. Europeana : présentation (#1)

    D’une certaine façon, Europeana tient à la fois de Gallica (voir les articles sur ce blog ici, ici et là) et de Google Books (voir l’article sur ce blog ici)…

  2. faury dit :

    bonjour,

    j’au voulu contacter J. Tosti, mais le lien a avorté par le contact du dictionnaire.

    En ce qui concerne les patronymes Chatard, Bisserier / besserier, Bissirier…

    le premier ne vient ni de châtain (Dauzat) ni d’un germanique, mais d’une forme chaptal avec rhotacisme => chaptar / Chatar(d) au sens qui possède un bien, pour les démarquer des serfs et autres assujettis.. Il suffit de parcourir les moteurs de recherche (france des noms, généanet, etc.)

    La forme Xatar (Catalogne) est probablement dûs à d’anciens Chatard émigrés.

    Bisserier (et variantes) ramènent à la Bisse (lin grossier) plante très cultivée près des cours d’eau comme la Vienne (Chabanais), la Charente en amont, etc. Bisse a par ailleurs une variante Besse qui donne Besserier. (cf/ toponymes Bisserier, Bisseries, Chabanais)

    JF, Limoges

  3. PERROQUIN dit :

    D’aprés Mr Tosti le nom Perroquin (22, 85, 76), serait un diminutif de Perroche (= lieu pierreux). Je ne suis pas d’accord avec lui. La plus grande concentration des Perroquin se situe dans les Côtes d’Armor.
    J’ai retrouvé un acte de baptême de 1535 de Saint-Méloir des bois (22). La province de Bretagne ayant été rattachée à la France que 3 ans auparavant, il est donc fort probable que ce nom est d’origine Bretonne.
    Avec les déformations et les mutations, mon analyse était la suivante Per venant de Pierre et Quin, Quen, Guen donc PerGuen ( Pierre Blanc ou le Blanc).
    Mais une spécialiste onomastique qui a pratiqué plusieurs décennies m’a donné une autre version. Pero serait le diminutif de Pierre et Quin viendrait du breton Kein venant lui même du moyen breton Keinec/Keinek qui veut dire « large dos »
    Pierre, celui de ses pères avec un adjectif qualificatif pour les différencier, qui a un large dos(soit de forte corpulence ou portant des vêtements amples donnant une impression de large dos)
    Donc l’origine de Perroquin est probablement « Pierre qui a un large dos »
    M.Perroquin

  4. Raphaël dit :

    Merci pour vos précisions. Mais je vous invite à contacter directement Jean Tosti si vous souhaitez qu’il complète son dictionnaire avec vos informations.

  5. ATLAS dit :

    Bonjour,
    je recherche l’adresse mail de Monsieur Jean Tosti.
    Celle apparaissant sur le site « http://jtosti.com » semble être erronée.
    Le mail que j’ai envoyé m’est revenu avec la mention « non distribué ».
    C’est au sujet de deux photos qu’un éditeur souhaiterait reproduire.
    Merci pour votre réponse
    Cordialement

  6. Raphaël dit :

    Bonjour Atlas,

    Essayez de contacter Généanet à qui Jean Tosti fournit ses étymologies de noms de famille :)

  7. LEDRU ,E, T, S, Z, ...... dit :

    Le patronyme LEDRU et ses nombreuses variantes provient du surnom donné aux vaincus mais ralliés à DRUSUS Germanicus ( frère cadet de TIBERIUS et père de l’empereur romain CLAUDIUS ) ces premiers porteurs du patronyme ( les drusus ) étaient des Marcomans, tribu des Sicambres finalement regroupée avec les Franc,; Ils se seraient installés sur les bords de l’Ijzel petit fleuve se jetant dans l’Ijzelmeer ( Batavie ), ils venaient précédemment du nord de l’Italie d’où ils furent chassés après avoir transité par la Bohème et précédemment venant d’Asie Mineure ( donc rien à voir avec ce qui est publié sur Généanet ( d’où vient votre nom ? ) je reste à votre disposition !

    • Raphaël dit :

      @ LEDRU ,E, T, S, Z, ……

      Ce n’est pas moi qui ai rédigé la notice étymologique de votre nom de famille sur Généanet donc je suis tout disposé à vous croire…
      Apportez-nous votre arbre généalogique jusqu’aux Drusus marcomans et je suis sûr que M. Tosti et Généanet reverront leur position ;)

      Pour rappel :
      Fréquent en Picardie et dans le Nord-Pas-de-Calais, désigne celui qui est dru, adjectif signifiant en ancien français « fort, robuste, bien nourri, dodu ». A noter que « dru » a signifié aussi « ami intime, amant ». Variantes : Ledrue, Ledrut, Ledrux. »
      Une explication qui n’a rien d’infamant ;)

  8. LEDRU ,E, T, S, Z, ...... dit :

    Mr. RAPHAËL , Bonjour,
    Mon intervention quant à l’explication de l’origine de mon patronyme est comme de bien entendu, une hypothèse ( certainement pas une preuve irréfutable ), elle a cependant pour mérite d’être étoffée par de nombreux éléments venant à l’appui de cette hypothèse! et en tous les cas, vaut bien celle exprimée comme certitude dans le Dictionnaire des noms de famille; j’ajoute qu’aucune n’est infamante à mes yeux ! Par ailleurs, venant d’un surnom donné à des personnes sans filiation entre elles, ce n’est que dans le haut moyen-âge que le nom a été attribué à certains: LEDRU jehan le viel, …le jeune, l’ancien, …etc..
    Amicalement vôtre ! Ghislain dit Pépère du moulin des culs tout nuds ( vestiges de la bataille du même nom en date du 27 juillet 1572 !
    A+

  9. OF dit :

    MERCI DE M INDIQUER SI VOUS CONNAISSEZ DES FAMILLES QUI POOTENT DE NOM OF

  10. CHERIET dit :

    Je VEUX SAVOIR SUR L’ORIGINE DE MON NOM DE FAMILLE SVP

  11. PELLE DESOEUVRES dit :

    Bonjour . Feuilletant le dictionnaire Pierre Larousse de 1936, J’ai trouvé une explication du nom DESOEUVRES . Ce nom viendrait de DE SERVE ou Diana Sylva , la Forêt de Diane près d’ Anet .. ? Qu’en pensez-vous ? Ma mère était une DESOEUVRES de VENDÔME 41 . En espérant vous lire … A bientôt .

  12. balana dit :

    je pense que mon nom est de souche espagnole mon grand pére etait natif de Ribera de cardos dans la province de Lerida

  13. balana dit :

    mon grand père est venu en France à la fin de la première guerre mondiale (manuel balana) il a épousé ma grand mère (yvonne barral ) à villeneuve les béziers
    La famille de manuel etait de ribera de cardos c’était des meuniers
    Je sais qu’ils etaient une nombreuse famille.comment puis-je faire pour les retrouver.

  14. Parbeau dit :

    A propos du nom Parbeau ou Parbaud ou Parbot, il semble très probable, étant d’origine du Berry, qu’il signifie Sabotier. En vieux patois du Berry, les Bots, Beaux, Bault, sont les sabots, et mes ancêtres « Parbeau » du Berry, ont été pendant plusieurs générations sabotier depuis le 17è siècle. Parbeau, serait donc celui qui pare les beau (ot, ault), c’est à dire qui les taille. Bref , le sabotier, mais aussi sont outil, le paroir, qui sert à « parer » les sabots.
    Cordialement
    Alain Parbeau

  15. Gregoire dit :

    Je suis native de Corrèze et j’aimerais connaître les origines de mon nom.merci de vos réponses.

  16. Wareiss dit :

    Je recherche l’origine du nom de famille Wareiss

  17. Pegi FLETCHER dit :

    I am trying to trace my mother’s paternal ancestors. The name is TUITE. They lived in France up until the Revolution and left France by boat around 1795 landing first in Scotland and eventually in Ireland.

    Regards.

    • belliard dit :

      Le chef de celle branche, Robert Dillon,
      vint vers le milieu du XVIII0
      siècle s’établir en France ; il acquit
      en 1734 à Blanquefort, près de Bordeaux, de Ia famille de Marcellus,
      la terre de Terrefort, aujourd’hui Dillon-Terrefort, ety mourut en 1764
      à l’âge de 54 ans. Il avait épousé en 1737 Marthe Newland, du comté
      de Surrey, dont il n’eut qu’une fille, lady Sewinburne. tI se remaria
      ‘ en octobre 1745, suivant la forme du concile de Trente, à Marie Dicconson,
      du lieu de Wrightinglon, dans le Lancashire, dont il eut une
      très nombreuse postérité.
      Il obtint du roi Louis XV des lettres patentes données à Versailles
      en juin 1759 qui reconnaissaient l’ancienneté de sa noblesse et qui le
      maintenaient dans la possession de tous les privilèges nobiliaires.
      Ces lettres établissent, d’après une généalogie dressée par Hawkins
      Ulster, roi d’armes d’Irlande, que Robert Dillon avait pour père
      Théobald Dillon, qui avait épousé Christine Wylhe, de Baltimore,
      pour aïeul Robert Dillon, capitaine dans l’armée du roi d’Angleterre,
      qui avait épousé Eléonor Luther, pour bisaïeul Gauthier Dillon,
      Sgr de Kilcornan, qui avait épousé Alice Hope, du comté de Wermeath,
      pour trisaïeul Robert Dillon, Sgr de Kilcornan, qui avait
      épousé Alicia Tuite, belle-fille de Théobald, premier vicomte Dillon,
      et qui obtint, le 7 juillet 1621, des lettres patentes l’autorisant à
      recueillir les seigneuries possédées par son père, et pour quadrisaïeul
      Edmond Dillon, Sgr de Kilcornan, qui épousa sa cousine Catherine
      Dillon, fille de Thomas Dillon, de Killenfaghoney, au comté de Wesmeath,
      et sœur de Théobald, premier vicomte Dillon. D’après les
      mêmes lettres patentes, Edmond Dillon, dont il vient d’être parlé,
      était Iils de Guillaume Dillon, Sgr de Kilcornan, et petit-fils de
      Robert Dillon, Sgr du même domaine, qui avait épousé Anne W’hyle
      et qui avait lui-même pour cinquième aïeul Henri Dillon, baron de
      Drumrany, créé en 1343 chevalier banneret et connétable du comté
      d’Athlone.
      Robert Dillon laissa de sa seconde union deux filles dont l’une,
      îîléonor, épousa en 1778 le marquis d’Osmond, lieutenant général des
      armées du Roi et pair de France, et dont l’autre épousa le marquis
      de Lavie, président au Parlement de Bordeaux, et fut mère de Ia marquise
      de Bryas.

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