Catégories
Vie des ancêtres

Les Piéchaud dans la Statistique générale du département de la Gironde

Portrait d'Édouard FéretDifficile de passer outre les biographies d’Édouard Féret lorsqu’on étudie les notables du bordelais à la fin du XIXème siècle. Ouvrage de référence, sa Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la Gironde (pouvait-on faire titre plus long ?) souvent abrégé en Statistique générale du département de la Gironde, comporte en son plein tome III (Féret & Fils, 1889) des biographies de membres de la « haute » société de l’époque.

C’est en consultant à la BNF des biographies de la famille Piéchaud dans Des hommes et des activités autour d’un demi-siècle (1957), que je constate la mention « Cf. Féret » dans les notices d’Adolphe et Timothée Piéchaud.
Effectivement, dans une notice biographique sur Timothée Piéchaud, parue dans le bulletin Echos’GRAHC, une autre source citée était la Statistique générale du département de la Gironde. Je trouve finalement les deux biographies dans cet ouvrage [1]. Il faut avouer qu’elles sont bien plus complètes que dans Des hommes et des activités…, ce qui me les a rendues tout particulièrement utiles.

Je déploie les abréviations pour plus de clarté :

PIÉCHAUD (Pierre – Armand – Marie – Adolphe), médecin oculiste, né à Abzac (Gironde) le 25 mars 1845 [attention ; il s’agit d’une erreur, Adolphe est né en 1842]. Fils d’un médecin praticien des plus estimés de Bordeaux ; professeur d’ophtalmologie à Paris ; Docteur en médecine de la Faculté de Paris, 1872 ; lauréat de la Faculté de médecine de Paris (thèse inaugurale couronnée au concours, première médaille) ; lauréat de la Société médico-chirurgicale de Liège. Médecin du Sénat depuis 1880 ; médecin inspecteur des écoles du 6ème arrondissement de Paris, 1884 ; médecin inspecteur suppl. du personnel enseignant du département de la Seine ; chargé du service des maladies des yeux à la mairie du 6ème arrondissement ; médecin oculiste du Syndicat de la presse parisienne, de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques. Auteur de : Essai sur les phénomènes morbides de la pression intra-oculaire ; Cataractes traumatiques, Paris, 1876 ; Les misères du siècle : cérébraux, névropathes, alcooliques, amaurotiques et aveugles ; La criminalité chez les enfants, avec une lettre-préface de Jules Simon, de l’Académie française, Paris, Marpon et Flammarion, 1888, in-12.

PIÉCHAUD (Antoine – Ludovic – Timothée) chirurgien, né à Abzac (Gironde) le 9 février 1850 ; frère du précédent ; interne des hôpitaux de Bordeaux de 1867 à 1871 ; interne des hôpitaux de Paris. Aide d’anatomie de la faculté de Paris en 1880 ; lauréat et Docteur de cette Faculté en 1880. Chef de clinique chirurgicale à la Faculté de médecine de Bordeaux, chargé de celle des enfants en 1881 ; agrégé des Facultés le 24 juilet 1883. Il a rédigé les leçons de clinique chirurgicale du Dr Lanelongue de Bordeaux, publiées en 1888, 1 fort volume in-8°. On a de lui : De la ponction et de l’incision dans les maladies articulaires, Paris, 1880 ; Que faut-il entendre par l’expression de choc traumatique, Paris, 1881 ; Traitement du cancer du rectum, Paris, 1883 ; Maladies chirurgicales de l’enfance, leçons cliniques, Bordeaux, Féret et fils, 1888, in 8°.

Comme vous le voyez, la boucle est bouclée puisque c’est justement aux éditions Féret & fils qu’avait été édité Maladies chirurgicales de l’enfance… de Timothée Piéchaud. Les éditions Féret sont spécialisées dans les ouvrage sur le vin et la viticulture, fallait-il y voir un rapport de cause à effet ?

(Photo : Édouard Féret – crédit : éditions Féret)

Notes

[1] Édouard FÉRET, Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la Gironde, Bordeaux, Féret & Fils, 1889, tome III, p. 505

Catégories
Méthodes & Outils

Europeana : la zone personnelle (#4)

Où le lecteur navigue depuis l’espace de consultation d’Europeana jusqu’à « Sa bibliothèque »…

En haut à droite se trouve un module vert intitulé Ma bibliothèque. Si vous avez un compte sur le site de la BNF, vous pouvez l’utiliser ici. Dans le cas contraire vous pouvez créer un compte.
La zone personnelle propose trois éléments sous la rubrique Mon bureau : ma page d’accueil, mes documents et mes étiquettes.

Ma page d’accueil : dans la colonne de gauche se trouve un accès aux options de votre compte (adresse email, mot de passe, etc.). Dans l’espace central se trouvent deux modules : Mes documents et Mes étiquettes, que vous pouvez intervertir en les déplaçant à l’aide de la souris (lorsque vous passez dessus, le curseur devient cruciforme et permet de déplacer les éléments). Le plus simple pour accéder à ses options est tout simplement de cliquer sur leur nom dans le module Ma bibliothèque à droite de la page sous Ma page d’accueil.

Mes documents contient les documents que vous avez ajouté à votre espace personnel. En effet, lorsque vous consultez un ouvrage sur Europeana, en haut de la page, au dessus de l’ouvrage, se trouve le module orange de navigation. À la suite du titre du livre apparaissent plusieurs icônes (type de livre, langue) dont un dossier surmonté d’un « + » mesdocts.png. Cliquez sur cette icône pour ajouter l’ouvrage consulté à vos documents. Tous ces documents ajoutés apparaissent ainsi dans Mes documents et vous permettent de les retrouver immédiatement lors de vos prochaines connexions.
Faites attention toutefois lorsque vous consultez la rubrique Mes documents : si la petite flèche placée avant le titre du dossier est dirigée vers la droite, les documents n’apparaissent pas. Pour les afficher juste en dessous, il suffit de cliquer sur cette flèche, qui pointera ainsi vers le bas et développera le dossier et les documents contenus.
Sur la gauche de la page, des modules permettent de trier les documents (par titre, auteur, date, etc.) ou encore de les ranger dans divers dossiers afin de mieux les classer. Il suffit à chaque fois de sélectionner le dossier ou le document sur lequel vous souhaitez agir (en cochant la case qui le précède [1]) avant de cliquer sur l’icône correspondante.

Mes étiquettes est une autre fonctionnalité intéressante ! Ces étiquettes sont les mêmes que les tags des blogs (dont celui-ci) et donnent la possibilité d’associer un mot-clé sous forme de marqueur à une page d’un livre consulté. Il est ainsi tout à fait possible d’associer le même mot-clé à plusieurs pages (et inversement) afin d’organiser vos trouvailles de façon précise par thèmes. Vous pouvez ainsi utiliser comme marqueurs des noms de famille ou de lieux.
Pour appliquer une étiquette à la page d’un livre, lorsque vous vous trouvez sur cette page, cliquez sur l’étiquette etiq.png située en bas du module Ma bibliothèque à droite de la page. Un module intitulé « étiquette » apparaît au milieu de l’écran : tapez dans le champ le mot-clé que vous souhaitez associer à la page consultée, puis cliquez sur « valider ». Attention : si vous tapez, par habitude, sur la touche entrée pour valider le formulaire, c’est ici l’effet inverse qui se produit et la procédure sera annulée sans enregistrer votre étiquette.
Plus de précisions sur cette fonctionnalité et ses particularités sont données sur cette page de l’aide d’Europeana.

De façon générale, l’aide d’Europeana détaille le fonctionnement de l’espace personnel Ma bibliothèque : http://www.europeana.eu/html/aide/travailler.html

À noter d’ailleurs cet avertissement utile concernant l’espace personnel : « ceci est un prototype destiné à tester des fonctionnalités. L’accès aux données personnelles enregistrées n’est pas garanti au-delà de la période de test« . Soyez donc prudents !
Pour sauvegarder vos marque-pages, il est possible d’en imprimer la liste en cliquant sur l’icône de l’imprimante imprimer.png ou bien de vous l’envoyer par e-mail en cliquant sur l’enveloppe dans le module Utiliser, à gauche par défaut.

Notes

[1] Il est d’ailleurs dommage que ne soit pas proposée une option permettant de sélectionner d’un clic toutes les cases.

Catégories
Méthodes & Outils

Europeana : l’espace de consultation (#3)

Où après la recherche de documents sur Europeana, le lecteur y apprend… la lecture.

Une fois que vous avez repéré l’ouvrage qui vous intéresse dans une liste, cliquez sur le titre. L’espace de consultation s’affiche. À peu de choses près, la consultation des ouvrages se fait de la même façon que sur Gallica ou pour un document PDF habituel.

Un module orange immobile contient les informations et liens de navigation.
Vous y trouverez ainsi la notice du livre (auteur, titre, date, …) qu’il est possible de développer en cliquant sur l’icône notice.png.
Pour la navigation, trois icônes permettent de modifier l’apparence de la page
image.png : mode image (par défaut). Affiche la page du livre telle qu’elle a été scannée.
zoom.png : zoom (puis dézoom).
texte.png : mode texte (pas toujours pleinement exploitable si le document original n’était pas assez lisible pour le scanner). Affiche uniquement le texte, qu’il est plus facilement possible de copier dans un traitement de texte.
Un système de flèche de navigation permet de passer d’une page à l’autre, à moins que vous ne connaissiez d’avance le numéro de la page qui vous intéresse : remplissez alors le champs « Aller Page » ou bien développez le module orange « Naviguer » (par défaut sur la gauche de l’écran), en cliquant sur le carré grisé, pour afficher une liste des pages.

Le module orange « Rechercher dans ce document » peut être utile si vous n’êtes pas passé précédemment par une recherche dans le catalogue.

L’aide en ligne donne plus d’explications sur le fonctionnement de la consultation des documents : http://www.europeana.eu/html/aide/consulter.html

Dernier module orange utile, « Utiliser » (en bas de la page sur la gauche) propose trois options pour le livre consulté :
– Imprimer.
– Télécharger (format PDF). Une nouvelle fenêtre s’ouvre, à destination du fichier PDF. Ensuite, allez dans Fichier > Enregistrer sous…. Une fois sur votre poste, le document sera bien plus facile à manipuler que sur le site Europeana.
– Envoyer par e-mail. Dans ce dernier cas, un champ e-mail s’affiche en bas de l’écran, au milieu de la page (pas très visible au premier abord). L’e-mail envoyé contient la référence du livre et un lien pour y accéder sur Europeana.

À suivre (demain) : la zone personnelle « Ma bibliothèque »…

Catégories
Méthodes & Outils

Europeana : la recherche (#2)

Où le lecteur part à la recherche après le premier tour d’horizon d’Europeana…

L’outil de recherche est un point qui reste tout de même central dans l’utilisation d’un tel site. Sur Europeana, j’ai l’impression que le système nous amène de déception en déception. Tout d’abord parce qu’il n’y a pas d’option de recherche avancée. Un seul champ de recherche est disponible en haut du site. Que l’on fasse une recherche à partir d’un titre de livre, un auteur, un mot-clé, tout se passe dans le même champ. Un module permet par la suite d’affiner les résultats mais comme on dit, mieux vaut prévenir que guérir, et autant avoir la possibilité d’affiner les critères de recherche avant.

Notez bien également que lorsque vous lancez une recherche, c’est l’opérateur OU qui est utilisé (sans possibilité de changer ce paramètre) : ainsi, si vous souhaitez chercher deux mots, le moteur d’Europeana cherchera tous les documents qui contiennent l’un ou l’autre de ces mots, plutôt que de rechercher les documents contenant à la fois l’un et l’autre de ces mots. Pas très logique. Si vous souhaitez trouver les documents qui contiennent tous les termes choisis, il faut alors les mettre entre guillemets " ".
Petit problème, lorsque vous souhaitez rechercher une phrase ou une suite de mot précises (par exemple un prénom suivi d’un nom dans le texte), tandis que dans des moteurs classiques il suffit de placer ces termes entre guillemets, ici forcément ça ne marche pas puisque les guillemets servent à autre chose. Quand je vous dis que tout ça n’est pas très logique…

Par ailleurs puisque tous les ouvrages présents sur Europeana le sont aussi sur Gallica, on aurait pu penser qu’ils étaient disponibles en mode plein-texte sur Gallica. Je vous rassure, ce n’est malheureusement pas le cas !
En vérifiant ce point, j’ai d’ailleurs fait une autre trouvaille peu heureuse : à la page 73 de L’énigme d’Alceste (Europeana ou Gallica) on trouve par exemple les termes Bossuet, Voltaire et Cousin sur la même page séparés par quelques signes de ponctuation. Une requête Bossuet Voltaire Cousin produit une pléthore d’ouvrages. Une requête "Bossuet Voltaire Cousin" (qui devrait être la bonne) ne donne quant à elle rien. Pourtant les mots sont bien reconnus en plein-texte : la preuve avec cette requête-ci "Bossuet Voltaire M Cousin".

Pour plus de précisions sur le fonctionnement de la recherche, il existe une page d’aide : http://www.europeana.eu/html/aide/rechercher.html.

À suivre (demain) : l’espace de consultation des livres sur Europeana…

Catégories
Méthodes & Outils

Europeana : présentation (#1)

Où le lecteur s’imprègne d’Europeana…

Pour finir la trilogie des plus ou moins bibliothèques en ligne, penchons-nous sur Europeana (www.europeana.eu), « la contribution française à la Bibliothèque Numérique Européenne« . D’une certaine façon, Europeana tient à la fois de Gallica (voir les articles sur ce blog ici, ici et ) et de Google Books (voir l’article sur ce blog ici) : bibliothèque numérique gratuite en ligne permettant la recherche plein-texte dans les ouvrages mis à disposition. Que demande le peuple les généalogistes ?.