Catégories
Méthodes & Outils

Homonymie ou pas ? Vérifier l’identité d’un décédé grâce aux déclarants

On a l’habitude d’une certaine exhaustivité avec les informations contenues dans les actes d’état-civil depuis le XIXè siècle . À titre d’exemple, les actes de décès fournissent souvent, en plus du prénom et du nom du décédé : l’âge voir la date et le lieu de naissance, le nom de l’époux/épouse, la parenté éventuelle des déclarants. Des éléments qui permettent de confirmer l’identité de la personne recherchée et de s’assurer qu’on n’a pas affaire à un homonyme.

Évidemment, plus on remonte dans le temps moins les actes sont garnis, que ce soit pour le tout jeune état-civil de la fin du XVIIIè siècle ou pour les registres paroissiaux. C’est là qu’intervient l’enquête généalogique. C’est un peu plus long à analyser qu’un acte complet, mais ça donne toute sa saveur à la recherche d’ancêtres.

Catégories
Méthodes & Outils

Astuces de généalogistes : n° 200 de la Revue Française de Généalogie

Pour ceux qui ne l’ont pas encore acquis auprès de leur buraliste, le n° 200 de la Revue Française de Généalogie a paru début juin.

Un numéro 200 avec de vrais morceaux de blogueurs dedans

Qui dit chiffre rond dit souvent numéro spécial, et c’est l’idée qui a guidé Charles Hervis, le rédacteur en chef de la RFG, en proposant à plusieurs généablogueurs de plancher sur la question des astuces de généalogistes pour mieux s’organiser.

Écho était fait à une série de billets parus en 2010 sur plusieurs sites de la blogoshpère généalogique et initiée par Maïwenn, qui nous amenait à nous interroger sur une question simple mais à l’origine de tant d’interrogations humaines : Quel généalogiste sommes-nous ?

Pour lire mes contributions au sujet :
Et moi, quel généalogiste suis-je ?
Quel généalogiste suis-je ? (suite)

Comme le synthétisait alors le blog de la RFG, une véritable thérapie de groupe s’en était suivi, de nombreux blogueurs s’étant prêtés au jeu. Si bien qu’une liste de bonnes et mauvaises pratiques avait émergé. L’occasion en 2012 pour ce numéro 200 de faire appel à quelques uns pour présenter leurs méthodes généalogiques.

Liste des astuces de généalogistes du n° 200 de la RFG

  • Trier ses dossiers informatiques : Nom de famille et individu
    par Sophie Boudarel
  • Trier ses dossiers informatiques : Archives publiques et documents de famille
    par Jordi Navarro@jordi78
  • Trier ses dossiers informatiques : Un numéro d’ordre
    par Isabelle Louradour

Un grand merci à Charles Hervis et la RFG pour cette invitation !

Catégories
Mes recherches Méthodes & Outils

En généalogie, la paresse est un surpéché capital !

Vouloir aller trop vite, C’EST MAL ! Je fis d’ailleurs un billet  il y a exactement deux ans à propos de la lecture diagonale des registres paroissiaux, expliquant qu’à ne lire par exemple que les mentions marginales, on risquait parfois de rater des actes.

Il y a peu je faillis faire pire :-) Je consultais sur les archives en ligne de Gironde le registre paroissial de Bayas (contenant pêle-mêle baptêmes, mariages, sépultures) pour l’année 1791, à la recherche des baptêmes des enfants du couple Louis Daniel (de) COMBELLE et Élisabeth Marthe LACLOTTE.

Le 23 septembre 1791, fut baptisé leur fils Joseph COMBELLE, petit frère de mon ancêtre Élisabeth Marie COMBELLE (arbre en ligne). Par fatigue et paresse, je me dis que pour continuer les recherches au prochain baptême d’un enfant du couple, je pouvais sauter au minimum 7 mois dans le registre, et ainsi m’éviter de perdre du temps de recherche.

Sur le point d’ainsi sauter plusieurs vues, je réfléchis et me rappelai que le registre ne comportait pas que les baptêmes mais l’ensemble des BMS. Je décidai donc de continuer mon exploration dès la page suivante. Bien m’en prit : 2 vues et un mois et demi plus loin,  je tombai sur l’acte de sépulture de la mère, que j’eus bêtement manqué.

Acte d'inhumation d'Elizabeth Marthe LACLOTTE (AD33 - Bayas - 5 novembre 1791 - vue 110 sur 115)
Acte d'inhumation d'Elizabeth Marthe LACLOTTE (AD33 - Bayas - 5 novembre 1791 - vue 110 sur 115)

Cette pauvre Élisabeth Marthe LACLOTTE décéda le 5 novembre 1792 à Bayas, âgée d’environ 30 ans selon l’acte. Elle avait tout de même eu le temps d’avoir au moins 5-6 enfants avec son époux, entre Saint-Denis-de-Pile et Bayas (Gironde). Pas de trace du mariage pour le moment, mais le couple s’épousa peut-être à Bordeaux, d’où était originaire l’époux (avocat et bourgeois de Bordeaux).

Moralité n° 1 : Quand vous fatiguez, arrêtez vos recherches généalogiques, plutôt que vouloir aller trop vite par paresse.
Moralité n° 2 : Quand on abandonna l’utilisation du passé simple au collège, ce n’est pas évident de respecter les conjugaisons et les accords de temps à 29 ans dans ce billet.

Catégories
Méthodes & Outils

RECEL : Registres de l’État-Civil En Ligne

Un nouveau moteur d’accès aux archives en ligne vient d’être lancé, baptisé RECEL (pour Registres de l’État-Civil En Ligne) et basé sur le portail de webservices Geonames.
Complémentaire des cartes d’archives départementales en ligne, il permet de chercher une commune en France, puis d’accéder directement à la liste des registres d’état-civil sur le site des archives départementales ou municipales concernées.

Interface de saisie d'une commune sur RECEL

Bien sûr, selon les plateformes d’archives en ligne, l’accès n’est pas toujours aussi direct. On arrive parfois seulement sur la liste alphabétique des communes, où il faut à nouveau chercher la ville. Le gain de temps est tout de même en général appréciable.

Pour chaque commune trouvée, une suggestion par rayon affiche une carte des communes située à moins de 10 kilomètres, ce qui permet de repérer en un clin d’œil d’autres lieux où effectuer ses recherches. Carte des communes dans un rayon de 10 Km (RECEL) Personnellement j’ai pris l’habitude de faire ce genre de vérification via Lion1906 qui calcule des distances entre communes, mais sans que cela soit détaillé sur une carte précise.

RECEL est en ligne depuis le 15 avril 2010.

recel.geonames.org

Catégories
Méthodes & Outils

Quel généalogiste suis-je ? (suite)

Pour faire suite à mon précédent billet et toujours en repompant reprenant sympathiquement l’idée de Maïwenn, voici quelques pratiques, bonnes ou mauvaises, dont j’ai l’habitude en généalogie :

Utliser le code Insee pour les lieux

Depuis environ 2 ans et demi, j’utilise le code Insee pour identifier les lieux, et non pas le code postal qui n’est pas assez précis et qui en plus n’existait pas à l’époque de nos ancêtres (bon ok, le code Insee non plus).

Accumuler les actes sans saisir les individus dans mon logiciel

Une fois que je suis lancé dans la pêche aux actes, j’amasse le plus d’actes possibles, je remonte au plus loin. Et une fois que je considère avoir bien avancé, je me décide à analyser tout ceci et à saisir mes nouveaux ancêtres et collatéraux dans mon logiciel de généalogie. Ça me permet de réfléchir à froid aux liens de parentés, de prendre du recul sur d’éventuels homonymes ou erreurs, etc.
L’effet pervers ? Cela fait des mois que j’accumule une somme considérable d’actes de baptême, naissance, mariage, décès, inhumation, avec un paquet de nouveaux ancêtres identifiés… Sans aucune mise à jour dans mon logiciel ou mon arbre en ligne chez Généanet !

S’appuyer sur un arbre généalogique sommaire pendant les recherches

Pendant mes recherches dans les registres d’état-civil/paroissiaux, j’utilise un arbre basique, sur une feuille A4, pour visualiser d’un coup d’œil les noms des ancêtres que je cherche, les dates estimées de naissance / mariage / décès, et surtout les actes qui me manquent. Ce qui fait que même sans mettre à jour ma base généalogique, j’ai tout de même une très bonne représentation graphique de mes différentes branches :)

Ne pas archiver les documents physiques

J’ai quelques « cartons » ou pochettes contenant divers papiers de famille parfois anciens. Je n’ai par contre pas encore planché sur une solution de nommage et d’archivage, qui me permettrait :

  • d’inventorier tous mes documents d’archives (physiques et numériques)
  • d’attribuer à chaque document une cote
  • d’organiser mes archives dans une base de données permettant de faire des recherche par période, patronyme, type de document, etc.
  • idéalement d’effectuer une transcription de certaines archives écrites et d’inclure le texte dans la base de données, pour une recherche plein-texte !

Trop faire confiance aux âges au mariage ou au décès

J’ai une certaine tendance à considérer les âges au mariage ou au décès comme exacts à un ou deux ans près. D’expérience, c’est étrangement souvent le cas, même pour des ancêtres morts à plus de 70 ans. Et pourtant je suis déjà tombé sur des âges au mariage un peu surprenants (4 ou 6 ans de différence par rapport à l’âge réel) pour de jeunes tourtereaux. Je n’ai par contre pas encore eu la chance de tomber sur des « centenaires » en réalité âgés de 80 ans.

Croiser les actes / sources

Je ne me base jamais sur un seul acte de naissance ou de décès pour déduire définitivement le nom des parents : je confirme au possible en couplant les actes avec l’acte de mariage, pour éviter d’avoir affaire à une erreur de rédaction ou à un homonyme (ce qui m’amène au point suivant).

Haïr les homonymes

Je les hais mais surtout j’en ai peur ! Voyez ces affreux cas d’homonymie dénichés par Cocojobo. Mais quitte à me tromper, je préfère encore confondre un ancêtre avec son frère / sa sœur que de carrément me tromper sur ses parents et me lancer dans une branche erronée !

Ne pas mettre à jour ma bibliographie

J’avais commencé à réaliser (sous Word) une bibliographie généalogique pour lister et classer tous les ouvrages utiles, consultés ou à consulter :

  • généralités sur la généalogie
  • ouvrages thématiques sur les régions, les métiers, les populations en rapport avec mes ancêtres
  • ouvrages sur les lieux de vie de mes ancêtres (monographies de villages, etc.)
  • ouvrages, feuillets et manuscrits écrits par mes ancêtres
  • ouvrages citant des ancêtres ou des collatéraux
  • etc.

Et puis cela fait un bout de temps que je n’ai pas mis à jour ma biblio. C’est bien dommage et ça vaudrait le coup que je m’y penche à nouveau, en utilisant plutôt cette fois un logiciel adéquat (une base de donnée bibliographique ?).

Oublier d’identifier les personnes sur les photos

Je bénis ceux qui pensent à noter le nom des individus au dos d’une photo… et pourtant je ne le fais pas toujours sur mes propres photos.

Promis je vais faire des effort sur les mauvaises pratiques !