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Vie des ancêtres

J’ai cherché la boutique de mon ancêtre chapelier à Paris

Les cloches sonnent ce 24 juin 1828 en l’église Saint-Germain-des-Prés à Paris. François Henry CHAMBRON et Gabrielle DESGROUX viennent d’être mariés. C’est, comme à l’accoutumée, la paroisse de l’épouse qui a accueillie la cérémonie : l’époux demeure en celle de Saint-Merry, rive droite, de l’autre côté de la Seine, où il exerce le métier de chapelier.

Dessin représentant l'atelier et les outils d'un chapelier en 1847
Tableau pour instruction de la jeunesse (1847) : le chapelier (Source : Gallica)
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Journées du patrimoine : une visite aux Archives municipales d’Argenteuil

Registres du Cadastre (AM d'Argenteuil)Ce weekend, ce furent les Journées du Patrimoine. Un peu partout en France, des lieux locaux ou nationaux s’ouvraient aux visiteurs. J’en ai donc profité pour aller suivre une visite guidée des Archives municipales d’Argenteuil [1].

Ce n’est pas là-bas que l’on pourra consulter les lettres d’Héloïse, mais les plus vieux documents conservés par la commune remontent tout de même à la fin du XVIème siècle (registres paroissiaux). Parmi les autres trésors présentés par l’archiviste de la ville, de très belles pièces comme cet épais calepin datant de 1627, une édition originale de L’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert, ou encore ces deux chartes du milieu du XVIIème siècle à l’origine de la création du premier hôpital d’Argenteuil et respectivement paraphées par (saint) Vincent de Paul et Louis XIV.

Calepin de 1627 (AM d'Argenteuil)

Un volume de l'édition originale de l'Encyclopédie (AM d'Argenteuil)

Au-delà de la présentation de ces jolis feuillets parcheminés, l’avantage de la visite guidée était aussi un rappel des réalités financières d’un service d’archives municipales. La restauration (surprenante techniquement) de quelques registres peut ainsi coûter la bagatelle de 15000 euros : séparation des folios, trempage pour rendre l’élasticité ou atténuer l’acidité, adjonction de pâte de papier ou de cuir pour réparer les déchirures, pellicule de papier japonais pour protéger des germes [2]. Moi qui ai plutôt l’habitude des registres au naturel ou bien des versions microfilmées et numérisées, j’avais l’impression de contempler des fac-similé en couleur !

Le budget de la commune ne permet pourtant pas encore l’installation d’un système de climatisation dédié à la salle de conservation (aïe, la température y est déjà montée à 25° !) et encore moins la numérisation en série des documents (et je ne parle pas de mise en ligne !).

Qui dit numérisation, ou même micro-filmage, dit d’ailleurs nouveaux supports. Pas tous si nouveaux que ça en fait : disquettes 8 pouces, disquettes 3,5″, cassettes BetaMax ou VHS sont des reliquats qui posent aujourd’hui de gros problèmes de lecture et de transferts. Et qui dit que dans 10 ans les machines auront encore un lecteur CD ou DVD en série ?

Quelques "nouveaux" supports d'archives (AM d'Argenteuil)

Photos (dans l’ordre) : registres du cadastre d’Argenteuil ; un épais calepin de 1627 ; un volume de L’Encyclopédie ; quelques « nouveaux » (et déjà anciens) supports d’archives.

Notes

[1] Voir aussi le programme complet des Journées du Patrimoine 2008 à Argenteuil (PDF).

[2] Pour en savoir plus sur la restauration des parchemins, la BNF propose des fiches illustrées sur les différentes étapes.