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Mes recherches

Siméon ou Noël Fouilleul : qui l’emportera ?

Je vous avais parlé il y a quelques temps des armoiries des Fouilleul, déposées en 1701 par Siméon et Noël Fouilleul, de Domfront selon le brevet d’enregistrement et l‘Armorial Général de France. Comme le brevet d’enregistrement m’est parvenu via Joseph Fouilleul, je suppose qu’un des deux est mon ancêtre. Mais qui, de Siméon ou de Noël (ou peut-être les deux à la fois s’ils étaient père et fils) ?

Brevet d'enregistrement des armoiries des Fouilleul (1701)

Avec la réouverture des archives en ligne de l’Orne, j’ai pu me relancer dans mes recherches sur les Fouilleul à travers les registres paroissiaux de Mantilly. Hier j’ai trouvé le mariage de Jean Fouilleul et de Louise Jamont (ou Jamond), mes sosas 480 et 481, le 21 avril 1751 à Mantilly. Jean Fouilleul, sieur des Landes et notaire royal, y est dit fils de défunt Jean Fouilleul sieur de la Buissonnière [1].

On approche donc de la solution qui se trouve, j’imagine, environ deux à trois générations au-dessus de Jean Fouilleul sieur des Landes. Bien sûr il ne pourra s’agir que d’une supposition tant que des dates de naissance ou des documents plus précis ne viendront pas confirmer l’identité de ces Siméon et Noël Fouilleul.

Notes

[1] Les différents actes trouvés orthographient « Bissonniere » mais l’IGN indique « Buissonnière » comme lieu-dit.

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Portraits de famille

Les verrières des Cardez

Des portraits de famille un peu particuliers et sûrement très… « hagiographiés » :-)

Ferdinand Cardez et sa femme Eugénie Gizard firent don aux églises de Laroque (1886) et Cardan (probablement 1887), en Gironde, de verrières représentant saint Ferdinand et sainte Eugénie (oui le mécénat a de tout temps été de la communication institutionnelle !).
Il y a une certaine ressemblance (trouvé-je) entre le saint Ferdinand de Laroque et Ferdinand Cardez (je n’ai pas de portrait d’Eugénie Gizard pour juger) : c’est un peu le but de ce genre de dons, non ?

Ferdinand Cardez : le vitrail de Laroque et une photo

À gauche : saint Ferdinand sur la verrière de Laroque (vers 1886). À droite : Ferdinand Cardez (avant ou en 1901).

saint Ferdinand et les armoiries des Cardez sur la verrière de l'église de Cardan

À gauche : saint Ferdinand sur la verrière de Cardan. À droite : les armoiries de Ferdinand Cardez sur la verrière de Cardan.

Les fiches sont consultables sur la base Palissy (mobilier) du ministère de la Culture :
les verrières de l’église de Laroque
les verrières de l’église de Cardan

Les villages de Laroque et Cardan se trouvent à proximité de Rions, ville dont Ferdinand Cardez fut maire de 1974 à 1900 et où il possédait une propriété.

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Insolite

Les écrits restent mais se trompent aussi

Nous avons tous une forte tendance à prendre pour vérité absolue tout écrit publié. Or, comme vous et moi (qui a dit « surtout comme toi » !??) les auteurs font des erreurs, et leurs correcteurs ne les repèrent pas toujours avant publication. Une fois un ouvrage imprimé, distribué, vendu, déposé dans des bibliothèques, comment (des années après sur un sujet qui nous est parfois inconnu) rétablir la « vérité » ?

Dans le Grand Armorial de France d’Henri Jougla de Morenas, publié (pour la version consultée) en 1975 par les éditions Frankelve, voici une mention intéressante, en ce qui concerne la famille Fouilleul (tome IV, p. 47) :

FOUILLEUL OLIM FOUILLEUL DE DOMFRONT [1]

Ho ho intéressant ! est-ce à dire que les Fouilleul s’appellaient en un temps les Fouilleul de Domfront ? étaient-ils nobles et seigneurs de la ville de Domfront dans l’Orne (certes peu probable) ? ou bien possédaient-ils une terre ou une propriété appelée Domfront dont ils auraient accolé le nom à leur patronyme ? ou bien encore les avait-on surnommé ainsi, car venant de Domfront, pour les différencier des autres Fouilleul d’une localité ? La branche des Fouilleul en question était en tout cas effectivement implantée dans l’Orne en Normandie.

En cherchant dans l’Armorial Général de France de Charles d’Hozier (datant du début du XVIIIème siècle), disponible sur Gallica, on trouve les Fouilleul dans le volume I de Normandie (généralité d’Alençon). Il y a effectivement un Siméon Fouilleul de Domfront (p. 938 du manuscrit et 942 du PDF) et un Noël Fouilleul de Domfront (p. 939 / p. 943). Mais aussi un Etienne Foucault de Domfront, un Michel Ponthaud de Domfront, et de façon plus précise, un Pierre Gouault, de Domfront. Il est vrai que cet armorial n’a pas une présentation harmonisée et que l’on trouve parfois des noms sans précision de la ville, que l’on trouve parfois des virgules et parfois pas, etc.

Ci-dessous le blason des Fouilleul dans l’Armorial Général :

blason de Siméon Fouilleul.jpg

blason de Noël Fouilleul.jpg

Par chance le document d’enregistrement des armoiries des Fouilleul étant parvenu jusqu’à nous, on y lit que les armes de
« Siméon Fouilleul, et de Noël Fouilleul
de Domfront« 
ont été enregistrées le 8 février 1701, généralité d’Alençon, district de Domfront.
Le fait qu’il ne soit pas écrit « Siméon Fouilleul de Domfront et Noël Fouilleul de Domfront« , laisse comprendre qu’il s’agit de Siméon Fouilleul et de Noël Fouilleul, habitants de la ville de Domfront. Mal interprété, un tel document, tout comme l’ Armorial Général, pourrait cependant laisser croire qu’il existait un « Noël Fouilleul (sieur ou seigneur) de Domfront ».

Sans ce genre de documents qui peuvent réfuter une erreur ou du moins amener à des vérifications, comment justement déceler ces erreurs ? L’idéal étant donc de croiser ses sources, encore faut-il avoir plusieurs sources à croiser… Amusantes recherches, ne sont-ce pas ?

Notes

[1] Olim signifie « autrefois » en latin. Je ne le savais d’ailleurs pas avant de chercher la définition, étant nul en latin. La mention signifie donc en langage académique : Fouilleul, autrefois Fouilleul de Domfront.

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Vie du blog

Iconographie du blog

Des parties d’images ornent de façon aléatoire le sommet du site, en voici les origines:

– Deux petites filles jouant à la dinette: il s’agit d’une photo trouvée dans un album d’une tante éloignée généalogiquement mais proche sentimentalement de ma famille.

– « Extrait de l’Armorial Général de France« : il s’agit du certificat délivré à Siméon et Noël FOUILLEUL pour l’enregistrement de leurs armoiries le 20 février 1701.

– Partie d’une carte postale écrite et signée par Marie PIÉCHAUD née CARDEZ, ma trisaïeule.