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Archives en ligne de l’Orne (AD61) : l’état-civil jusqu’en 1902

Ce n’est pas encore annoncé dans le mode d’emploi des archives en ligne de l’Orne, et pourtant : depuis le 12 septembre, les registres d’état-civil sont désormais disponibles en ligne jusqu’en 1902 [1]. Auparavant, seules les tables décennales 1893-1902 étaient en ligne : pour consulter les actes de cette période, il fallait la plupart du temps se rendre en salle de lecture, aux archives départementales, à Alençon.

Pour des raisons mi-légales mi-recommandations de la CNIL, les registres d’état-civil allant de la fin du XIXème siècle au début du XXème étaient indisponibles sur le web, essentiellement en raison de la présence possible de mentions marginales. La CNIL rappelait en effet qu’il n’était pas possible de laisser en consultation libre des registres de moins de cent ans. Les services d’archives considérant eux qu’il vaut mieux ne pas rendre disponible non plus sur le net des documents contenants des mentions datées de moins de 100 ans [2]. Des directives qu’appliquent de nombreux départements ayant procédé à la mise en ligne de leurs archives.

Il faut dire que la CNIL a bon dos et est invoquée un peu à toutes les sauces dès lors qu’il s’agit d’archives en ligne et de généalogie. Pour exemple le Centre des Archives d’Outre-Mer (CAOM) qui permet de faire une recherche dans l’indexation des registres de l’état-civil « européen » d’Algérie, ne permet pas la consultation en ligne des microfilms numérisés. Pourquoi ? Parce que « pour raison légale (CNIL), les images des actes indexés ne peuvent être diffusées sur l’Internet« . Même pour la période 1830-1908 ? Autant évoquer un argument de coût d’une mise en ligne, il me paraîtrait bien plus compréhensible dans ce genre de cas.

Pour revenir à nos moutons ornais, il est à noter qu’en plus de ces nouveaux registres disponibles, l’interface Gaia utilisée par les archives de l’Orne s’est enrichie de quelques fonctionnalités supplémentaires, comme la possibilité d’effectuer une rotation de la page, de régler le contraste et la luminosité, et de replier l’aperçu miniature de la vue en cours. Bien joué !

Nouvelles fonctionnalités sur l'interface de consultation des archives de l'Orne

Avec tout ça, j’ai finalement pu récupérer l’acte de décès d’Herminie Julie CHAMBRON, décédée à Fel en 1901.

Notes

[1] Info via la liste Gen61 : lire le message (nécessite d’être inscrit).

[2] Voir à propos de la tambouille interne des services d’archives, ce billet de GénéInfos.

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Archives en ligne

En attendant l’inauguration officielle… les archives du Cantal sont en ligne !

Peut-être qu’il ne faut pas le dire mais, après tout, ce qui est en ligne et accessible n’a pas besoin de rester secret, même si c’est en ligne plus tôt que prévu.

Oh et puis non. Si je vous le dis, vous allez tous foncer dessus, et moi qui n’ai pas trop le temps de faire des recherches en ce moment, je risque de me faire dépasser par tout le monde. Et surtout de me retrouver sur un serveur saturé…

Alors non, je ne vous dirai pas que les archives du Cantal sont disponibles en ligne depuis au moins aujourd’hui 4 septembre.

Avec une date d’inauguration officielle fixée au 20 septembre, on gagne donc deux bonnes semaines. Mais ne vous frottez pas trop les mains. Les petits malins qui avaient accédé aux archives en ligne de l’Orne ou de la Maine-et-Loire plus tôt que prévu avaient vite trouvé porte close au bout de quelques heures ou jours. Qu’en sera-t-il du Cantal ? [mise à jour du 05/09 : en fait la mise en ligne est bel et bien officielle, puisqu’annoncée sur la page des archives départementales sur le site du Conseil général]

Extrait de l'acte de baptême de François Passenaud (1742)

L’interface de consultation est l’œuvre de la société nantaise Mnesys qui a pris en charge l’infrastructure et l’hébergement des 2 To (2000 Go) d’images numérisées. Un prestataire qui équipe également les archives en ligne de la Drôme et les archives du Doubs.

www.archives.cantal.fr

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Mes recherches

Mes recherches s’exportent en Loire-Inférieure et Vaucluse !

Le weekend dernier, puisque les archives en ligne de l’Orne avaient décidé de renouer avec leurs premières amours (les surcharges de serveur), je me suis lancé dans la Maine-et-Loire, en ligne depuis peu également.

Je me suis basé sur les débuts de recherches de mon oncle et lui ai emprunté ses informations les plus proches chronologiquement, afin de pouvoir commencer à travailler sans pour autant me mâcher le travail ni me gâcher le plaisir !

Mon couple d’arrières-grands-parents concerné est né pile dans la génération 1890-1900, autrement dit celle qui n’est pas en ligne, même si les tables décennales ont permis de « confirmer » tout en restant dans la précaution.

Je me suis donc servi des dates et lieux de naissance de leurs parents, d’après l’arbre de mon oncle. Ce qui m’a permis de commencer à remonter très facilement : XIXè siècle oblige, les tables décennales permettent de trouver un acte ultra-rapidement, actes qui sont extrêmement précis pour le coup.

Et ça bouge bien dans le 49 ! À la septième génération (en comptant à partir de moi), avec huit ancêtres identifiés, j’en trouve déjà cinq extra-départementaux. Quatre sont de la Loire-Inférieure (aujourd’hui plus positivement dénommée Loire-Atlantique) toute proche. Le cinquième, Jean-Joseph Coulomb, tisserand, est né en 1804 à Gigondas dans… le Vaucluse :
Vue de Gigondas (crédit : erinpk sur  Flickr)

En plus d’inaugurer deux nouveaux départements dans mes recherches, j’inaugure également deux nouvelles provinces, la Bretagne et la Principauté d’Orange.

(Photographie : Vue de Gigondas - crédit photo : Erin sur Flickr)

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Mes recherches

Siméon ou Noël Fouilleul : qui l’emportera ?

Je vous avais parlé il y a quelques temps des armoiries des Fouilleul, déposées en 1701 par Siméon et Noël Fouilleul, de Domfront selon le brevet d’enregistrement et l‘Armorial Général de France. Comme le brevet d’enregistrement m’est parvenu via Joseph Fouilleul, je suppose qu’un des deux est mon ancêtre. Mais qui, de Siméon ou de Noël (ou peut-être les deux à la fois s’ils étaient père et fils) ?

Brevet d'enregistrement des armoiries des Fouilleul (1701)

Avec la réouverture des archives en ligne de l’Orne, j’ai pu me relancer dans mes recherches sur les Fouilleul à travers les registres paroissiaux de Mantilly. Hier j’ai trouvé le mariage de Jean Fouilleul et de Louise Jamont (ou Jamond), mes sosas 480 et 481, le 21 avril 1751 à Mantilly. Jean Fouilleul, sieur des Landes et notaire royal, y est dit fils de défunt Jean Fouilleul sieur de la Buissonnière [1].

On approche donc de la solution qui se trouve, j’imagine, environ deux à trois générations au-dessus de Jean Fouilleul sieur des Landes. Bien sûr il ne pourra s’agir que d’une supposition tant que des dates de naissance ou des documents plus précis ne viendront pas confirmer l’identité de ces Siméon et Noël Fouilleul.

Notes

[1] Les différents actes trouvés orthographient « Bissonniere » mais l’IGN indique « Buissonnière » comme lieu-dit.

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Les archives de l’Orne en ligne pour fin avril ?

Enfin une bonne nouvelle. Enfin une nouvelle, tout court. La réouverture des archives en ligne de l’Orne est annoncée pour le mois de mai (fin d’avril).

L’info est passée notamment sur le blog de Geneanet, ainsi que sur plusieurs listes de généalogie, et Maïwennb le signalait ici en commentaire. Mais aucune info n’apparaissait sur le site du conseil général. Ou en tout cas rien ne signalait la présence d’une nouvelle info.

Alors que depuis plusieurs mois trône le triste « Archives en lignes : service momentanément indisponible » sur la page d’accueil, il y a quelques jours s’ajoutait au même endroit un lien pointant vers une brève d’actualité permettant de télécharger un communiqué en PDF. Le texte de ce communiqué remplace désormais l’annonce de la fin 2007, qui avait été mise en ligne au moment de la fermeture de la consultation.

Selon ce communiqué, et comme annoncé sur Geneanet, le service d’archives en ligne rouvrira donc courant avril sur une structure web temporaire, avant de connaître des transformations (ultimes, on l’espère) vers septembre 2008. D’ici là, même si la bande-passante a été réévaluée à la hausse, en cas de trop forte affluence le nombre d’utilisateurs simultanés sera limité…

Plus d’infos : http://orne.fr/archives/pageLibre0006014c.html
(màj : les archives sont en ligne depuis le 9 avril)