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Votre nom de famille dans le monde

Les Piéchaud n’auraient pas vraiment fait souche à l’étranger ! C’est en tout cas la conclusion facile qu’on pourrait tirer de l’application en ligne Worldnames du site PublicProfiler, citée hier sur Presse-Citron.net. Le site permet en effet de déterminer la répartition « mondiale » des porteurs d’un même patronyme.

Ci-dessous un montage synthétique de quelques infos que l’on peut trouver sur la page de résultats :

Synthèse de la répartition des Piéchaud dans le monde : la France

On ne trouve ainsi des porteurs du nom Piéchaud qu’en France. Le tout avec une fréquence de 1,48 par million d’habitants. Ce qui nous donnerait environ 88,8 porteurs du nom pour l’hexagone.
Toujours selon l’application, côté Fouilleul ou Passenaud on reste également très franco-centré, tandis que des Béguerie se distinguent logiquement en Argentine (terre d’émigration basco-béarnaise) et des Lahens aux Québec et États-Unis. En revanche, extinction totale des Cardez et Couppel !

Bien. Mais le site n’indique nulle part pas en détail ses sources, même si il y a fort à parier qu’il s’agisse des annuaires téléphoniques, vu les résultats. Considérons simplement ceci comme un jouet amusant, plus que comme une aide sérieuse dans votre quête de cousins éloignés. Et oui, la généalogie sur Internet aura toujours ses limites ! D’autant plus que tous les pays du monde ne sont pas pris en compte dans ces statistiques, loin s’en faut. Pas d’Amérique latine hormis l’Argentine, pas d’Afrique, pas d’Asie exceptés l’Inde et le Japon, pas de Portugal…

Essayer « PublicProfiler : Worldnames »

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Mes recherches

Siméon ou Noël Fouilleul : qui l’emportera ?

Je vous avais parlé il y a quelques temps des armoiries des Fouilleul, déposées en 1701 par Siméon et Noël Fouilleul, de Domfront selon le brevet d’enregistrement et l‘Armorial Général de France. Comme le brevet d’enregistrement m’est parvenu via Joseph Fouilleul, je suppose qu’un des deux est mon ancêtre. Mais qui, de Siméon ou de Noël (ou peut-être les deux à la fois s’ils étaient père et fils) ?

Brevet d'enregistrement des armoiries des Fouilleul (1701)

Avec la réouverture des archives en ligne de l’Orne, j’ai pu me relancer dans mes recherches sur les Fouilleul à travers les registres paroissiaux de Mantilly. Hier j’ai trouvé le mariage de Jean Fouilleul et de Louise Jamont (ou Jamond), mes sosas 480 et 481, le 21 avril 1751 à Mantilly. Jean Fouilleul, sieur des Landes et notaire royal, y est dit fils de défunt Jean Fouilleul sieur de la Buissonnière [1].

On approche donc de la solution qui se trouve, j’imagine, environ deux à trois générations au-dessus de Jean Fouilleul sieur des Landes. Bien sûr il ne pourra s’agir que d’une supposition tant que des dates de naissance ou des documents plus précis ne viendront pas confirmer l’identité de ces Siméon et Noël Fouilleul.

Notes

[1] Les différents actes trouvés orthographient « Bissonniere » mais l’IGN indique « Buissonnière » comme lieu-dit.

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Considérations

Pour un ancêtre acheté, un ancêtre offert !

Je viens de confirmer, via l’acte de mariage, que Marie Madeleine Couppel, épouse de Georges Henri Le Royer, était bien la Marie Madeleine fille de Pierre Couppel et de Françoise Le Crônier [1].

J’attendais la réouverture des archives en ligne de l’Orne pour partir à la recherche du mariage Le Royer & Couppel. Et hop, je lis sur l’acte de baptême à Mantilly d’un de leur fils, qu’ils se sont en fait mariés à Lesbois… en Mayenne !

Ce qui signifie donc que Jean François Guillaume Fouilleul (fils de Françoise Couppel) s’est marié avec sa cousine germaine Marie Anne Hilaire Le Royer (fille de Marie Madeleine Couppel). Vous suivez ?

C’est ainsi que j’inaugure le premier couple officiellement consanguin de ma généalogie ! [2]

Ce qui me permettra de vérifier si ce couple a eu plus d’enfants que la moyenne et si cette progéniture a vécu moins longtemps et été moins fertile que les enfants d’autres couples, comme tendent à l’indiquer les résultats d’une récente étude islandaise.

Je suis par contre encore un peu dubitatif sur la façon dont je dois accueillir la nouvelle. D’un côté je risque de bien moins me prendre la tête en généalogie puisque désormais, pour un ancêtre de Françoise Couppel acheté, un ancêtre de Marie Madeleine offert. De l’autre, je suis un peu déçu de voir disparaître en fumée les possibilités de recherches passionnantes d’une branche entière.

Notes

[1] Mise à jour de l’arbre en ligne d’ici… quelques semaines probablement, le temps de faire le tour des registres paroissiaux de Mantilly et alentours et de tout vérifier.

[2] Il y avait certes Jean Le Crosnier et Jacquinne Le Fizelier qui ont jouit d’une dispense de consanguinité mais je n’ai pas encore trouvé de quels côtés.

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Mes recherches

De l’Orne à la Mayenne

J’ai finalement été très peu affecté par la fermeture temporaire pour amélioration des archives en ligne de l’Orne. Je les attendais un peu comme le messie et elles sont vite reparties dans leur lieu de méditation. Mais durant leur court intervalle d’accessibilité sur la toile, j’ai eu l’occasion de les exploiter tant que je pouvais.

Joseph FOUILLEULJ’avais déjà entamé des recherches sur ma branche Fouilleul : mon trisaïeul Joseph Fouilleul (tiens ça rime), avocat à Thiers, s’est marié et a fini ses jours dans le Puy-de-Dôme. Il était né à Sainte-Scolasse dans l’Orne. De nombreux papiers familiaux (copies d’actes, documents notariaux…) m’avaient depuis l’an dernier permis de remonter jusqu’au début du XIXème siècle sur une partie de son ascendance ornaise.

En consultant sur Internet l’état-civil et les registres paroissiaux de l’Orne pendant quelques jours, j’ai pu confirmer ces informations généalogiques et prolonger la remontée temporelle. Mais surtout, en une génération manquante, je suis tombé sur une ancêtre originaire de la Mayenne, Françoise Couppel, l’arrière-grand-mère de Joseph Fouilleul. Il faut dire que cette branche des Fouilleul vivait à Mantilly, qui se trouve à la confluence de trois départements : Orne, Manche et Mayenne.

Signature de Françoise COUPPEL en 1775

De Mantilly j’ai donc rejoint la paroisse de Lesbois sur les registres paroissiaux des archives en ligne de la Mayenne [1], puis Saint-Aubin-Fosse-Louvain. J’ai ainsi pu tranquillement continuer ma route ancestrale en Mayenne, tandis que les voies de l’Orne me devenaient impénétrables. Pour le moment je continue d’approfondir la branche Couppel de Saint-Aubin-Fosse-Louvain, collatéraux compris, et je m’étend lentement vers les communes voisines, mayennaises ou non.

Il me reste encore plusieurs actes de cette recherche à transcrire et synthétiser, mais je pense pouvoir mettre le résultat en ligne d’ici deux à trois semaines, via une mise à jour spéciale Mayenne de mon arbre généalogique en ligne.

Iconographie :
– photo de Joseph Fouilleul
– signature de Françoise Couppel sur son acte de mariage en 1775 à Mantilly (61)

Notes

[1] La présence des recensements de population numérisés est d’ailleurs d’une précieuse utilité !

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www.ruesdemaville.com

Si vous souhaitez vérifier l’existence d’un nom de rue (ou tout autre type de voie) et pouvoir le localiser en France, alors www.ruesdemaville.com pourrait vous être bien utile. Après tout, une rue porte peut-être le nom d’un de vos ancêtres !

Dans la pratique, Ruesdemaville.com n’est pourtant pas un modèle de simplicité d’usage. Le site est en fait conçu comme un annuaire qui ne fonctionne que dans un sens : cliquez sur la carte de France pour sélectionner une région, puis sélectionnez sur un département, puis une ville, ce qui vous permettra d’afficher la liste des rues de ladite ville.
Admettons qu’un nom de rue soit mal lisible dans un acte, vous pourrez toujours vérifier dans cette liste l’existence d’un nom qui s’en rapproche [1].

Cela dit, la fonctionnalité qui s’avèrerait indispensable est malheureusement absente : un annuaire alphabétique des noms de rues, ou mieux, un moteur de recherche. Il n’est en effet pas possible sur le site de faire une recherche en partant d’un nom de rue pour trouver dans quelle ville se situe la voie.

La solution est de passer par l’ami Google, via une recherche avancée, en limitant la recherche au site ruesdemaville.com.

  • Sur la page d’accueil de Google, à droite du champ de recherche, cliquez sur Recherche avancée‘.
  • Une page avec un formulaire complet s’affiche : à la ligne « domaine« , assurez vous que le terme « seulement » est sélectionné, puis inscrivez « ruesdemaville.com » dans le champ de gauche. À ce stade, votre page contient ceci).
  • Sur la première ligne du formulaire, dans le cadre bleu, remplissez le champ « tous les mots suivants » avec le nom que vous recherchez.
  • Enfin, tapez sur Entrée pour lancer la recherche, ou bien cliquez sur « Recherche Google » (en haut à gauche du cadre bleu).

Google affichera tous les résultats trouvés uniquement sur le domaine ruesdemaville.com, comme si vous effectuiez une recherche interne sur le site en question. Autrement dit il affichera toutes les pages des villes dont une rue porte le nom recherché. Là, le site s’avère vraiment intéressant !
Note : Vous pouvez également simplifier la démarche de recherche en tapant directement dans Google le nom recherché suivi de site:ruesdemaville.com, avec un espace entre les deux (nom site:ruesdemaville.com).

Quelques exemples avec des noms piochés (pas tous au hasard !) dans ma généalogie… Pratique, non ?
Béguerie
Cardez
Douau
Fouilleul
Lahens
Passenaud
Piéchaud
– …

Notes

[1] Quoique si la rue n’existe plus, vous n’irez pas bien loin…