Des Racines et des Êtres

Blog généalogique de Raphaël Piéchaud

Légende familiale #1 : un ancêtre Bombel de la Rose

Nous avons tous entendu des légendes familiales, rapportées du fond des âges ou nées de la dernière pluie. Avec le temps et la pratique, on finit par se méfier de ces récits tenus pour authentiques : quelques recherches poussées les ramènent souvent au statut d’histoires farfelues.

Or, les légendes ont parfois un fond de vérité. C’est ce que j’ai décidé d’explorer dans ma mythologie familiale, à travers quelques exemples que je publierai progressivement.

 

La légende : Bombel de la Rose

Selon ma maman, sa grand-mère paternelle lui avait dit que notre famille avait un ancêtre Bombel de la Rose (je retranscris tel que j’avais compris le nom à l’oral).

J’étais encore adolescent et à peine débutant généalogiste à l’époque. Il n’en fallait pas plus pour m’enthousiasmer : ouah ! un ancêtre au nom d’apparence noble et chic, ça promettait de fabuleuses découvertes ! :) Lire la suite »

Décès d’Adolphe Piéchaud : ma sérendipité me mène en Seine-et-Marne

La sérendipité est le fait de trouver ce que l’on ne cherchait pas. Grand papillonneur du net, j’ai encore eu la chance de constater à quel point le hasard fait parfois mieux les choses que moi.

En quête d’un lieu de décès

Je m’interrogeais depuis quelques années sur le décès d’Adolphe PIÉCHAUD (voir mon arbre), oculiste et médecin du Sénat, frère de mon trisaïeul Timothée PIÉCHAUD. Le livre de notices biographiques bordelaises Des hommes et des activités autour d’un demi-siècle donne le 28 septembre 1899 comme date de sa mort. Dans le dossier de Légion d’Honneur d’Adolphe, un mot rédigé et signé par Timothée PÉCHAUD et Palmyre PATROUILLEAU (née Piéchaud), ses frère et sœur, est probablement plus exact : « notre frère, décédé le 27 7bre 1899 » (voir l’image).

27 septembre 1899 donc ? Adolphe PIÉCHAUD demeurait à Paris à cette période mais impossible de mettre la main sur son acte de décès, même en essayant chacun des 20 arrondissements aux Archives de Paris ! Ses proches parents demeurant à Bordeaux, j’avais tenté sans plus de succès une recherche dans les tables décennales. Lire la suite »

Confession intime : j’aime collectionner les ancêtres

Une critique, ou du moins une remarque, revient régulièrement dans le monde de la généalogie : la compilation d’ancêtres bornée aux BMS serait une pratique peu digne d’intérêt. J’ai souvent tiqué à l’entente de cette assertion, ne sachant trop comment me positionner. J’ai même hésité à appeler TF1 pour me confesser. C’est finalement cette citation rapportée par Pierre-Valéry Archassal sur Twitter depuis RootsTech 2014 qui m’aura décidé à tapoter mon point de vue sur le clavier :

Se contenter d’empiler les sosas à coup de date de naissance-mariage-décès n’a beau être qu’une partie de la discipline généalogique, elle n’en demeure pas moins sa base. Et une base solide, c’est important. Lire la suite »

Les possibilités de rencontre d’un couple à Paris en 1828

Je parlais dernièrement du mariage en 1828 à Paris de François Henry CHAMBRON, chapelier rue Saint-Denis, avec Gabrielle DESGROUX, mes sosa #122 et #123 (voir l’arbre descendant). J’ai quelques idées sur la façon dont les époux ont pu se rencontrer ou être mis en relation.
Je me dis souvent qu’il ne sert à rien de faire ce genre de suppositions puisque quelques documents d’archives ne donnent qu’une infime partie du contexte de vie des ancêtres. J’ai finalement trouvé l’exercice intéressant, au moins pour penser avec les paramètres de l’époque : seule certitude, mes ancêtres ne se sont pas rencontrés sur Meetic.

Rencontre au Bal (réimpression d'une gravure de 1827 in Le Bon Genre , 1931. Source : Gallica)

La Rencontre au Bal (réimpression d’une gravure de 1801 issue d’un recueil de 1827 : Le Bon Genre, 1931, vue 51. Source : Gallica)

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J’ai cherché la boutique de mon ancêtre chapelier à Paris

Les cloches sonnent ce 24 juin 1828 en l’église Saint-Germain-des-Prés à Paris. François Henry CHAMBRON et Gabrielle DESGROUX viennent d’être mariés. C’est, comme à l’accoutumée, la paroisse de l’épouse qui a accueillie la cérémonie : l’époux demeure en celle de Saint-Merry, rive droite, de l’autre côté de la Seine, où il exerce le métier de chapelier.

Dessin représentant l'atelier et les outils d'un chapelier en 1847

Tableau pour instruction de la jeunesse (1847) : le chapelier (Source : Gallica)

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