Des Racines et des êtres

Blog généalogique de Raphaël Piéchaud

L’ascendance Piéchaud en Auvergne enfin débloquée !

Grâce au courrier précieux d’un cousin bien éloigné, je crois que j’ai enfin pu me confirmer une fois pour toute l’ascendance auvergnate de la famille Piéchaud. Et m’enfin débarrasser d’une sacrée épine généalogique !

L’origine auvergnate des Piéchaud : une légende familiale ?

Si dès la moitié du XIXème siècle les Piéchaud naissaient en Gironde, leur ancêtre Louis-Guillaume PIÉCHAUD (sosa n° 48) naissait lui en 1811 sur l’île d’Oléron, à Chéray, commune de Saint-Georges. Cela je l’apprenais dans le premier volume de ses mémoires, dont je vous parlais ici en 2008. Son père Guillaume PIÉCHAUD était également né à Oléron, en 1783, fils d’Élisabeth ETELLIER, une locale, et de Jean PIÉCHAUD (qui en fait s’appelait Jean PICHOT [1]), un marchand venu d’Auvergne. Voici ce qu’écrivait mon ancêtre à ce propos :

C’est ainsi que vers 1770 arrivèrent à l’île d’Oleron deux frères et une sœur Piéchaud natifs de la paroisse de Louche, Province d’Auvergne, évêché de Clermont, département du Puy de Dôme, pays où se fait particulièrement le commerce de la toile et du linge de toute espèce, d’autres documens [sic] les diraient natifs de Pradée, commune d’Allége, dept. du Cantal, Auvergne. Toutefois la première version se trouve conforme aux actes de mariage et de décès, elle est donc la plus probable.

Mon ancêtre indiquait également dans ses mémoires les date, lieu et notaire du contrat de mariage, ce qui me permit à défaut de pouvoir consulter celui-ci, de me diriger vers les registres paroissiaux de Charente-Maritime (AD17) lors de leur mise en ligne. Tout aurait été simple si l’acte de mariage trouvé n’avait pas été ambigu

Des actes de baptême des enfants du couple et les actes de sépulture des parents confirment la version de mon ancêtre : un papa Jean Pichot (avec des variantes du nom type Pichos, Pichaud, Piesseau…) et une maman Elisabeth Etellier (avec des variantes type Tilliet, Etiliere…). Par exemple mon aïeul Guillaume Piéchaud est dit fils de Jean Pichot et Elisabeth Tilliet.

Un acte de mariage bien épineux

Mais un acte de baptême et surtout l’acte de mariage du 6 juillet 1773 à Saint-Pierre d’Oléron posent problème au niveau de l’épouse, qui n’est visiblement pas Elisabeth Etellier :

Extrait de l'acte de mariage de Jean Pichot et Elizabeth "Bury" (1773)

Extrait de l'acte de mariage de Jean Pichot et Elizabeth "Bury" (AD17 en ligne - Saint-Pierre d'Oléron (greffe) - 06/07/1773)

Le six de juillet mille sept cent soixante traise
[...] je soussigné ay reçu le consentement mutuel
de mariage de Jean Pichot fils légitime de feu Pierre
Pichot et de Jeanne Combes laboureur, natif du
village de Pradier paroisse d’Allanche diocèse de Clermont
en Auvergne d’une part, et d’Elizabeth Bury fille aussi
legitime de feu Antoine Bury laboureur et de vivante
Jeanne Masonne native de la paroisse de Saint Denis [...]

Le rédacteur de l’acte s’est-il trompé de nom ou a-t-il confondu deux Élisabeth : une Étellier et une Bury ? Jean PICHOT s’est-il marié deux fois ? L-G Piéchaud s’est-il trompé en citant le mariage (je n’en ai pas trouvé d’autre correspondant) ?  Une confusion que l’on retrouve jusque dans les baptêmes de certains des enfants !

Même s’il apparaissait plutôt sûr que le Jean Pichot du mariage était le bon, l’absence de fiabilité des documents m’empêchait de relier avec certitude cette ascendance auvergnate.

Un cousin salvateur

J’avais justement été contacté il y a près de deux ans par un cousin très éloigné, descendant d’une des filles de Jean Pichot et Elisabeth Etellier, avec qui nous avions pu échanger nos questionnements sur cet épineux mariage. Nous n’étions d’ailleurs pas les seuls à nous interroger :

Mention "étellier ?" ajoutée en glose d'un acte au nom de Buril (Bury)

Mention "étellier ?" ajoutée en glose dans l'acte de baptême d'Anne Geneviève "Piesseau" (fille Jean & Elisabeth Buril/Bury) (AD17 - St-Pierre d'Oléron - 06/09/1790)

Puis mercredi dernier, j’ai reçu de la part de mon cousin une photocopie du fameux contrat de mariage.

Qui me semble tout éclaircir. Extrait :

Contrat de mariage de Jean Pichot avec Elisabeth Etellier

Aujourd’hui sixième du mois de juillet mil sept cent soixante
treize après midy par devant le no[tai]re royal en S[ain]tonge résidant
a l’isle d’Oleron soussigné et en présence des témoins basnommés a été
traitté et accordé les conventions du mariage qui a été beny
ce matin en l’eglize du présent bourg et pa[roi]sse de St Pierre en la
ditte isle, d’entre Jean Pichot m[archan]t colporteur, natif
de la pa[roi]sse de Lanche province d’Auvergne évêché de Clermont
dem[euran]t depuis plusieurs années audit présent bourg de St Pierre
fils légitime de feu Pierre Pichot et de vivante Jeanne Combe
d’une part.
Avec Elizabeth Etellier fille aussy légitime de feu René
Etellier et de vivante Elizabeth Masson
native de la pa[roi]sse
de St Denis aussy en la ditte isle et habitante depuis
plusieurs années dud. Bourg de St Pierre d’autre part.

[...]

Il y eu donc bel et bien une erreur sur l’acte de mariage (sur le registre communal comme sur celui du greffe) : Jean PICHOT (sosa n° 192), natif d’Auvergne, épousa Elizabeth ETELLIER (sosa n° 193), native de Saint-Denis-d’Oléron.

Le berceau de la famille Piéchaud Pichot

Quant au lieu d’origine de Jean Pichot, il s’agit donc du village de Pradiers (Cantal), dépendant à l’époque de la paroisse d’Allanche, au cœur du massif du Cézallier. Dans l’acte de mariage, on lit « Pradier paroisse d’Allanche » (et du coup je ne vois pas comment mon ancêtre put lire « Allège »), tandis que dans le contrat de mariage je lis « Lanche » (L-G Piéchaud lut apparemment « Louche ») corruption d’Allanche :


Agrandir le plan

PS : je ne vous invite pas à consulter mon arbre en ligne sur Geneanet, il n’est pas du tout du tout du tout à jour à ce sujet.

  1. Le nom aura évolué sur à peine une génération, je pense que ce sera l’occasion d’un rapide billet prochainement. []

En généalogie, la paresse est un surpéché capital !

Vouloir aller trop vite, C’EST MAL ! Je fis d’ailleurs un billet  il y a exactement deux ans à propos de la lecture diagonale des registres paroissiaux, expliquant qu’à ne lire par exemple que les mentions marginales, on risquait parfois de rater des actes.

Il y a peu je faillis faire pire :-) Je consultais sur les archives en ligne de Gironde le registre paroissial de Bayas (contenant pêle-mêle baptêmes, mariages, sépultures) pour l’année 1791, à la recherche des baptêmes des enfants du couple Louis Daniel (de) COMBELLE et Élisabeth Marthe LACLOTTE.

Le 23 septembre 1791, fut baptisé leur fils Joseph COMBELLE, petit frère de mon ancêtre Élisabeth Marie COMBELLE (arbre en ligne). Par fatigue et paresse, je me dis que pour continuer les recherches au prochain baptême d’un enfant du couple, je pouvais sauter au minimum 7 mois dans le registre, et ainsi m’éviter de perdre du temps de recherche.

Sur le point d’ainsi sauter plusieurs vues, je réfléchis et me rappelai que le registre ne comportait pas que les baptêmes mais l’ensemble des BMS. Je décidai donc de continuer mon exploration dès la page suivante. Bien m’en prit : 2 vues et un mois et demi plus loin,  je tombai sur l’acte de sépulture de la mère, que j’eus bêtement manqué.

Acte d'inhumation d'Elizabeth Marthe LACLOTTE (AD33 - Bayas - 5 novembre 1791 - vue 110 sur 115)

Acte d'inhumation d'Elizabeth Marthe LACLOTTE (AD33 - Bayas - 5 novembre 1791 - vue 110 sur 115)

Cette pauvre Élisabeth Marthe LACLOTTE décéda le 5 novembre 1792 à Bayas, âgée d’environ 30 ans selon l’acte. Elle avait tout de même eu le temps d’avoir au moins 5-6 enfants avec son époux, entre Saint-Denis-de-Pile et Bayas (Gironde). Pas de trace du mariage pour le moment, mais le couple s’épousa peut-être à Bordeaux, d’où était originaire l’époux (avocat et bourgeois de Bordeaux).

Moralité n° 1 : Quand vous fatiguez, arrêtez vos recherches généalogiques, plutôt que vouloir aller trop vite par paresse.
Moralité n° 2 : Quand on abandonna l’utilisation du passé simple au collège, ce n’est pas évident de respecter les conjugaisons et les accords de temps à 29 ans dans ce billet.

Jean-François Passenaud : un homme de parole

Né en 1816, Jean-François (dit Chéri) PASSENAUD (mon ancêtre à la 5ème génération), fils d’une Puydômoise et d’un Cantalien de Saint-Flour, aura passé l’essentiel de sa vie entre Billom (où il est né et décédé) et Thiers, pour ses activités professionnelles.

Jean-François PASSENAUD (Thiers)

Le petit Jean-François PASSENAUD (dessiné par on ne sait qui, on ne sait trop quand)

Jean-François Passenaud obtint son diplôme de bachelier en Droit en 1838 et fut par la suite licencié en Droit et avocat. Il acquit une charge d’avoué à Thiers en octobre 1842 :

Nomination de Jean-François Passenaud en tant qu'avoué à Thiers

Nomination de Jean-François Passenaud en tant qu'avoué à Thiers

C’est d’ailleurs en organisant la succession de son activité professionnelle qu’il rencontrera un certain Joseph FOUILLEUL (arbre en ligne), avocat, qui finira par épouser sa fille, Gabrielle PASSENAUD (arbre en ligne). Tant qu’à faire !

De l’homme de loi à l’homme politique, il n’y a parfois qu’un pas, sûrement parce que parler beau aide beaucoup pour s’adresser aux électeurs. Jean-François Passenaud était un Républicain, et je suis tombé sur plusieurs documents (affiches électorales, professions de foi…) dans nos papiers de famille.

Document de campagne électorale à Thiers (signé Passenaud)

Document de campagne électorale à Thiers (signé Passenaud)

Un politicien un peu poète aussi, lorsqu’il répondait en 1880 aux attaques de trois conseillers municipaux, dans un tract imprimé :

Ce que j’étais avant 1848, je le suis en 1880 :
Soldat de la Liberté, parce qu’à tout elle donne la vie !
Soldat de la République, parce qu’elle doit être la formule de la justice !
Soldat de la Démocratie qui élève et non de celle qui abaisse !

PASSENAUD,
Conseiller Général

Selon une notice bibliographieque publiée dans Histoire de l’administration civile dans la province d’Auvergne et le département du Puy-de-Dôme [1] (1902), mon ancêtre fut en effet élu conseiller général du canton de Thiers aux élections du 9 avril 1876 :

[...] il fut élu par ce canton conseiller général du Puy-de-Dôme aux élections du 9 avril 1876. Il resta en fonctions jusqu’aux élections du 1er août 1880, époque où il fut battu avec 252 voix par M. Guillemin Betant, maire de Thiers, qui en obtint 1,941, sur 3,796 votants et 5,363 inscrits. Il mourut à Billom le 23 septembre 1887. [2]

Battu à 252 voix contre 1941 ? Humpf, le bilan politique de Jean-François Passenaud n’était peut-être pas si bon (mise à jour 14h13 : j’avais lu un peu vite, et comme le souligne judicieusement Hervé dans son commentaire ci-dessous, Jean-François Passenaud a probablement été battu de 252 voix à cette élection, ce qui lui faisait un score de 1689 voix et non de 252.)

Si je vous parle de ce parcours professionnel et politique où la maîtrise de la parole joue beaucoup, c’est parce que je suis tout récemment tombé sur un numéro de 1833 de La France Littéraire dans Gallica. Une longue chronique se félicite des « triomphes de notre jeunesse » et cite les valeureux élèves récompensés durant l’année scolaire écoulée, dont :

Au collége de Billom, les élèves qui se sont le plus distingués, sont, en philosophie : M. Vidal, de Vertaison ; en rhétorique, M. Passenaud, de Billom. [3]

Avocat, avoué, politicien. L’avenir du jeune orateur Passenaud était donc tracé depuis son adolescence !

  1. Ouvrage qui contient d’ailleurs plusieurs références à des interventions du conseiller général Passenaud dans les séances de l’assemblée départementale. []
  2. Page 833. []
  3. Pages 500-501. []

Des fusains d’Odilon Redon dans la collection du Dr Piéchaud

Contacté en août dernier par Marie-Pierre Salé, une des conservateurs préparant la rétrospective sur Odilon Redon au Grand Palais (Odilon Redon : prince du rêve), j’avais eu l’occasion de me pencher un peu plus sur les œuvres très oniriques et surréalistes du peintre bordelais que, je dois l’avouer, je ne connaissais pas vraiment.

Une pièce majeure d'Odilon Redon : Araignée ou araignée souriante

Il se trouve que mon arrière-grand-père Pierre Piéchaud possédait quelques dessins au fusain de Redon. Tableaux qui ont été vendus en 1956 et 1961. Au moins trois ont été achetés par la ville de Bordeaux et s’y trouvent aujourd’hui au musée des Beaux-Arts.

Ces trois fusains sont répertoriés sur la base Joconde du ministère de la Culture comme étant issus de la collection du Dr Pierre Piéchaud :

D’après le catalogue de l’exposition (excellent travail de recherches historiographique et documentaire !) il semble que ce soit le Dr Adolphe Piéchaud (oncle de Pierre) qui ait acquis cinq fusains avant 1887 à Odilon Redon. Dans un document cité par le catalogue, il est par exemple question du « Docteur du Sénat mort » (Adolphe Piéchaud, ophtalmologue, fut médecin du Sénat jusqu’à sa mort en 1899).

L’exposition avait donc lieu du 23 mars au 20 juin 2011 aux galeries nationales du Grand Palais à Paris. Il aura évidemment fallu que je me réveille au dernier moment ! J’y suis donc allé mercredi 15 juin en « nocturne », accompagné de ma mère et ma sœur. Sorte de pèlerinage en famille :-D

Odilon Redon - L'ange et le démon (fusain sur papier) - photo : © Lysiane Gauthier

Tous les fusains répertoriés n’étaient pas exposés, je n’en ai vu qu’un seul : L’ange et le démon (ci-dessus), en tout début de parcours. Le voir fixé sur un mur d’une exposition au Grand Palais m’a laissé une impression à la fois de nostalgie et de ravissement, d’imaginer que quelques décennies plus tôt il était probablement fixé sur un mur chez mon arrière-grand-père.

Sources :
- Base JOCONDE (catalogue des collections des musées de France)
- Rodolphe RAPETTI (dir.), Odilon Redon : Prince du rêve 1840-1916, Paris, RMN, 2011, 460 p.

Commissaire Maigret : des Piéchaud mis en scène par Simenon

Bien que connaissant de réputation littéraire le fameux commissaire Maigret, je dois avouer que je n’avais jamais lu les livres de Georges Simenon. En faisant des recherches sur mon nom de famille (Piéchaud) dans les moteurs de recherches, il y a de ça déjà quelques années, j’étais tombé sur cette sorte d’encyclopédie en ligne sur Maigret.

On y trouve par exemple la liste de tous les noms propres cités dans les aventures de Jules Maigret. C’est donc sur une de ces pages que j’étais arrivé, pour y lire ces deux notices :

Piéchaud. Mme. Ran the grocery on the ground floor of Cécile Pardon’s building. Known as the widow Piéchaud, but actually her husband had run off with another woman, a ‘woman of easy virtue.’ [1940-CEC]

[Piéchaud (Mme). Tenait l'épicerie au rez-de-chaussée de l'immeuble de Cécile Pardon. Connue comme la veuve Piéchaud, mais son mari avait en réalité fui avec une autre femme, une femme de petite vertu.] [1]

Piéchaud. Poitiers had called that they were sending Piéchaud and Boivert. They’d left by car over an hour earlier. They’d both worked with M. Piéchaud, about 35, had nearly been killed while arresting a Pole, and his right cheek bore a scar left by a revolver bullet. [1947-VAC]

[Piéchaud. Poitiers avait prévenu qu'ils envoyaient Piéchaud et Boisvert. Ils étaient partis en voiture une heure plus tôt environ. Ils avaient tous deux travaillé avec M[aigret]. Piéchaud, environ 35 ans, avait failli être tué en arrêtant un Polonais, et sa joue droite portait une cicatrice laissée par une balle de revolver.]

Une autre notice, cette fois-ci disponible en français, complète les indications sur cet inspecteur Piéchaud :

Piéchaud et Boivert, deux inspecteurs de la Brigade mobile de Poitiers, qu’on envoie aux Sables-d’Olonne (VAC), et qui connaissent leur métier. Piéchaud, un grand gaillard de 35 ans, garde une cicatrice à la suite d’une arrestation mouvementée. Boivert a 30 ans. D’avoir travaillé autrefois avec le commissaire ne les empêche pas d’avoir un peu oublié l’état de « mutisme grognon » où peut se mettre Maigret pendant qu’il rumine une affaire, et c’est en vain qu’ils cherchent à le faire parler, ne s’attirant de la part du commissaire qu’un juron fatigué et bourru.

Les codes CEC et VAC renvoient aux ouvrages concernés :

  • CEC : Cécile est morte (publié chez Gallimard en 1942)
  • VAC : Les vacances de Maigret (publié aux Presses de la Cité en 1948)

Je ne pense pas que le nom Piéchaud a été choisi au hasard par Simenon. Ce n’est pas un nom si commun. Peut-être l’a-t-il emprunté à Martial Piéchaud ou Louis Piéchaud (frères de mon arrière-grand-père Pierre), tous deux écrivains ? Ou bien avait-il une autre connaissance dans la famille Piéchaud ?

Ce qui est finalement surprenant, c’est que les aventures de Maigret comptent deux personnage du même nom, personnages qui ne semblent pourtant pas être liés.

Très égoïstement, Les vacances de Maigret est donc le premier livre de Simenon que j’ai commencé à lire :)

  1. Je traduis de l’anglais au français, par avance désolé pour les erreurs. []