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Archives en ligne

Les archives départementales de Charente-Maritime sont en ligne !

C’est un déluge comme on les aime. Après les archives en ligne du Cantal qui ont ouvert au début du mois, et les débuts timides mais annoncés des archives en ligne du Doubs ou du Nord, voici une autre excellente nouvelle pour les généalogistes sédentaires ou extra-métropolitains : la Charente-Maritime est en ligne, comme nous l’a gentiment fait savoir Gilles Dubois sur son blog.

Bandeau des Archives départementales en ligne de Charente-Maritime

Malgré l’interface de consultation qui semble inédite, c’est le déjà bien connu Archimaine qui se cache derrière. Étonnamment, les quelques 4 millions de pages annoncées par les Archives sont directement hébergées par les serveurs du département. On peut ainsi lire sur le site d’Archimaine que « [les] resources sont […] simultanément utilisées aussi bien par les internautes que par les lecteurs se rendant aux archives […] et par le personnel des archives […]« . Bonjour l’embouteillage !

Vous allez me dire et alors ?, tu ne nous as jamais parlé du 17. Et bien si. Ma branche patronymique, girondine depuis le XIXème siècle, aura fait un crochet par l’île d’Oléron après avoir quitté l’Auvergne. J’ai déjà les filiations, dates et lieux pour remonter de ma petite personne jusqu’à Louis-Guillaume Piéchaud, mon ancêtre né sur l’île en 1811. Pour remonter encore plus, les informations sont moins précises, tout au plus sais-je que le père de mon ancêtre se nommait Guillaume, très probablement fils d’un Jean Piéchaud venu d’Auvergne. Mais d’où en Auvergne ?

Arbre simplifié de mon ascendance jusqu'à Jean Piéchaud

La consultation des archives d’état-civil de Charente-Maritime va peut-être, en tout cas je l’espère, pouvoir répondre à ma question. Sinon je me jetterai à corps perdu dans les archives notariales souvent plus bavardes…

Les premiers essais que j’ai fait ce weekend ont été très positifs, avec deux actes dont je connaissais les lieux et dates : la naissance de Louis Guillaume Piéchaud et le décès de Guillaume, son père, sur l’île d’Oléron. Comme pour le Cantal, il manquerait une meilleure résolution à l’export des vues. C’est comme cette vilaine manie de vouloir à tout prix nous faire imprimer les actes (vive le gaspillage de papier) au lieu de proposer simplement l’export en fichier image ou PDF…

Acte de naissance de Louis-Guillaume Piéchaud (1811 - Saint-Georges d'Oléron - vue 135)

Pour ma part, hormis ces essais plutôt fructueux, je vais encore attendre un peu avant d’y faire un tour prolongé. Si je bossais un peu dans l’ordre, par exemple celui de la mise en ligne d’archives, je devrais en effet toujours être sur le site de l’Orne. J’avais bien fait une très large incursion sur celui de Maine-et-Loire pour tâter l’état-civil, mais j’ai logiquement commencé à ralentir avec les registres paroissiaux.

Avec les migrations trans-départementales de quelques branches familiales, pour être tout à fait rigoureux je devrais attendre de consulter l’état-civil du Puy-de-Dôme avant de me lancer sur les archives en ligne du Cantal, autant que je devrais attendre les nouvelles communes sur le site des AD de Gironde, afin de pouvoir me lancer sur l’Hérault et le Doubs (qui ne fait que balbutier pour le moment) !

Ah, et sinon oui, le lien direct : archives en ligne de Charente-Maritime.

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Méthodes & Outils

Votre nom de famille dans le monde

Les Piéchaud n’auraient pas vraiment fait souche à l’étranger ! C’est en tout cas la conclusion facile qu’on pourrait tirer de l’application en ligne Worldnames du site PublicProfiler, citée hier sur Presse-Citron.net. Le site permet en effet de déterminer la répartition « mondiale » des porteurs d’un même patronyme.

Ci-dessous un montage synthétique de quelques infos que l’on peut trouver sur la page de résultats :

Synthèse de la répartition des Piéchaud dans le monde : la France

On ne trouve ainsi des porteurs du nom Piéchaud qu’en France. Le tout avec une fréquence de 1,48 par million d’habitants. Ce qui nous donnerait environ 88,8 porteurs du nom pour l’hexagone.
Toujours selon l’application, côté Fouilleul ou Passenaud on reste également très franco-centré, tandis que des Béguerie se distinguent logiquement en Argentine (terre d’émigration basco-béarnaise) et des Lahens aux Québec et États-Unis. En revanche, extinction totale des Cardez et Couppel !

Bien. Mais le site n’indique nulle part pas en détail ses sources, même si il y a fort à parier qu’il s’agisse des annuaires téléphoniques, vu les résultats. Considérons simplement ceci comme un jouet amusant, plus que comme une aide sérieuse dans votre quête de cousins éloignés. Et oui, la généalogie sur Internet aura toujours ses limites ! D’autant plus que tous les pays du monde ne sont pas pris en compte dans ces statistiques, loin s’en faut. Pas d’Amérique latine hormis l’Argentine, pas d’Afrique, pas d’Asie exceptés l’Inde et le Japon, pas de Portugal…

Essayer « PublicProfiler : Worldnames »

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Vie des ancêtres

Les Piéchaud dans la Statistique générale du département de la Gironde

Portrait d'Édouard FéretDifficile de passer outre les biographies d’Édouard Féret lorsqu’on étudie les notables du bordelais à la fin du XIXème siècle. Ouvrage de référence, sa Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la Gironde (pouvait-on faire titre plus long ?) souvent abrégé en Statistique générale du département de la Gironde, comporte en son plein tome III (Féret & Fils, 1889) des biographies de membres de la « haute » société de l’époque.

C’est en consultant à la BNF des biographies de la famille Piéchaud dans Des hommes et des activités autour d’un demi-siècle (1957), que je constate la mention « Cf. Féret » dans les notices d’Adolphe et Timothée Piéchaud.
Effectivement, dans une notice biographique sur Timothée Piéchaud, parue dans le bulletin Echos’GRAHC, une autre source citée était la Statistique générale du département de la Gironde. Je trouve finalement les deux biographies dans cet ouvrage [1]. Il faut avouer qu’elles sont bien plus complètes que dans Des hommes et des activités…, ce qui me les a rendues tout particulièrement utiles.

Je déploie les abréviations pour plus de clarté :

PIÉCHAUD (Pierre – Armand – Marie – Adolphe), médecin oculiste, né à Abzac (Gironde) le 25 mars 1845 [attention ; il s’agit d’une erreur, Adolphe est né en 1842]. Fils d’un médecin praticien des plus estimés de Bordeaux ; professeur d’ophtalmologie à Paris ; Docteur en médecine de la Faculté de Paris, 1872 ; lauréat de la Faculté de médecine de Paris (thèse inaugurale couronnée au concours, première médaille) ; lauréat de la Société médico-chirurgicale de Liège. Médecin du Sénat depuis 1880 ; médecin inspecteur des écoles du 6ème arrondissement de Paris, 1884 ; médecin inspecteur suppl. du personnel enseignant du département de la Seine ; chargé du service des maladies des yeux à la mairie du 6ème arrondissement ; médecin oculiste du Syndicat de la presse parisienne, de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques. Auteur de : Essai sur les phénomènes morbides de la pression intra-oculaire ; Cataractes traumatiques, Paris, 1876 ; Les misères du siècle : cérébraux, névropathes, alcooliques, amaurotiques et aveugles ; La criminalité chez les enfants, avec une lettre-préface de Jules Simon, de l’Académie française, Paris, Marpon et Flammarion, 1888, in-12.

PIÉCHAUD (Antoine – Ludovic – Timothée) chirurgien, né à Abzac (Gironde) le 9 février 1850 ; frère du précédent ; interne des hôpitaux de Bordeaux de 1867 à 1871 ; interne des hôpitaux de Paris. Aide d’anatomie de la faculté de Paris en 1880 ; lauréat et Docteur de cette Faculté en 1880. Chef de clinique chirurgicale à la Faculté de médecine de Bordeaux, chargé de celle des enfants en 1881 ; agrégé des Facultés le 24 juilet 1883. Il a rédigé les leçons de clinique chirurgicale du Dr Lanelongue de Bordeaux, publiées en 1888, 1 fort volume in-8°. On a de lui : De la ponction et de l’incision dans les maladies articulaires, Paris, 1880 ; Que faut-il entendre par l’expression de choc traumatique, Paris, 1881 ; Traitement du cancer du rectum, Paris, 1883 ; Maladies chirurgicales de l’enfance, leçons cliniques, Bordeaux, Féret et fils, 1888, in 8°.

Comme vous le voyez, la boucle est bouclée puisque c’est justement aux éditions Féret & fils qu’avait été édité Maladies chirurgicales de l’enfance… de Timothée Piéchaud. Les éditions Féret sont spécialisées dans les ouvrage sur le vin et la viticulture, fallait-il y voir un rapport de cause à effet ?

(Photo : Édouard Féret – crédit : éditions Féret)

Notes

[1] Édouard FÉRET, Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la Gironde, Bordeaux, Féret & Fils, 1889, tome III, p. 505

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Des hommes et des activités autour d’un demi-siècle

Après être tombé sur des travaux en ligne sur Adolphe ou Timothée Piéchaud, citant l’ouvrage de Jean et Bernard Guérin, Des hommes et des activités autour d’un demi siècle (Bordeaux, 1957), je profitais d’une journée à la BNF pour y faire quelques recherches.

L’ouvrage est une référence [1] pour l’étude des notabilités bordelaises entre la fin du XIXè siècle et la première moitié du XXè. Avec une bonne présence des Piéchaud, puisqu’on y trouve pas moins de neuf notices biographiques, allant d’une simple ligne à plusieurs paragraphes selon le personnage, dont [2] :

PIÉCHAUD (Adolphe). Cf. Féret. Né à Abzac (Gironde) le 25 mars 1845 [attention : Adolphe est en fait né en 1842]. Docteur en médecine, accomplit toute sa carrière à Paris, notamment comme oculiste du Sénat et de divers groupements ou associations du VIè arrondissement. Il avait créé une clinique des maladies des yeux qu’il dirigea jusqu’à sa mort. Auteur de nombreuses études sur l’ophtalmologie, il collabora, pour cette spécialité, à la Grande Encyclopédie dirigée par Berthelot. Fondateur du Journal d’Ophtalmologie dont il était rédacteur en chef. Chevalier de la Légion d’honneur, officier d’Académie. Mort à Paris le 28 septembre 1899.

PIÉCHAUD (Timothée). Cf. Féret. Frère du précédent. Né à Abzac (Gironde) le 9 février 1850, mort à Bordeaux le 28 décembre 1905. Professeur à la faculté de médecine de Bordeaux. Éminent chirurgien. Auteur d’importantes études sur la chirurgie infantile et orthopédique. Marié à Mlle Cardez. Il eut huit enfants, dont quatre fils : Martial, Pierre, Louis et Ferdinand, qui suivent.

Les autres notices sont celles de Martial (homme de lettres), Pierre (médecin), Olivier (officier), Michel (chercheur), Louis (homme de lettres), Ferdinand (médecin) et Dominique (sculpteur, dessinateur) Piéchaud. Pour les personnes intéressées, je peux faire suivre par mail (contact).

Liens internes : Timothée Piéchaud, famille Piéchaud.

Notes

[1] Malheureusement difficilement trouvable, même sur eBay !

[2] Jean & Bernard GUÉRIN, Des hommes et des activités autour d’un demi siècle, Bordeaux, Delmas, 1957, p. 565

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Noms de famille

Avec ou sans l’accent ?

Depuis la Révolution, l’immuabilité du nom de famille a été clairement fixée par la loi du 6 fructidor de l’an II, qui dit très exactement ceci : « Aucun citoyen ne pourra porter de nom ni de prénom autres que ceux exprimés dans son acte de naissance : ceux qui les auraient quitté sont tenus de les reprendre« . En outre, depuis les années 1880, qui ont vu se répandre en France l’usage légal du livret de famille, on considère que les noms de famille ont vu leur orthographe plus définitivement fixée.

Plus récemment, l’article 433-19 du code pénal précise qu’il est clairement interdit de :

  1. prendre un nom ou un accessoire du nom autre que celui assigné par l’état civil ;
  2. changer, altérer ou modifier le nom ou l’accessoire du nom assigné par l’état civil.

Ce qui explique que, tel que porté sur mon acte de naissance, mon nom de famille s’écrit sans accent. Piechaud et non pas Piéchaud. Je suis donc dans la plus parfaite illégalité lorsque je l’écris avec un accent. Impossible ainsi d’obtenir des documents officiels (passeport, carte d’identité) avé l’accent !

Extrait de mon acte de naissance : pas d'accent sur mon nom

Le plus amusant étant qu’au sens strictement légal, même si je porte en apparence le nom de ma mère, il se trouve qu’en fait non : son nom à l’état-civil porte, lui, bel et bien l’accent. On m’a pourtant annoncé à l’antenne de police (pour le passeport), que pour ajouter ce petit accent, j’aurai certainement à faire une demande au tribunal administratif local ! Tout ça à cause d’une machine à écrire qui ne gérait pas les É ?

Mais au fait, accent ou pas accent ? Mon ancêtre Louis-Guillaume Piéchaud écrivait son nom avec l’accent. Les livres de Martial Piéchaud portent bien l’accent aigu (même sur les majuscules). L’acte de naissance de mon grand-père montre également un nom accentué.

Accent aigu sur la signature du Dr Louis-Guillaume PiéchaudAccent aigu sur un livre de Martial PiéchaudAccent aigu sur l'acte de naissance de Michel Piéchaud

Il est vrai qu’avant je ne me souciais que peu de mettre ou pas un accent. Et puis la généalogie est passée par là ! Je ne sais pas précisément d’où vient mon nom, ni si une forme initiale a subi des déformations, d’autant que l’orthographe des noms de famille est une règle un peu légère et très fluctuante. Mais je sais que les cinq générations qui me précèdent portent et/ou écrivent l’accent, ce qui reflète au moins la prononciation. Alors pourquoi pas moi ?